Ouganda : le Parlement réclame une enquête sur des morts et disparitions imputées aux rangers des parcs

Story Africa·15 octobre 2026·2 min de lecture
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Ouganda : le Parlement réclame une enquête sur des morts et disparitions imputées aux rangers des parcs
Photo : Esther Neema · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le 13 octobre 2026, la commission du Tourisme, du Commerce et de l'Industrie du Parlement ougandais a demandé que la Commission ougandaise des droits humains (UHRC) et la police enquêtent sur des morts et des disparitions attribuées à des rangers de l'Uganda Wildlife Authority (UWA), l'agence publique chargée des parcs nationaux. Les faits visés concernent les districts de Nwoya, Buliisa et Kasese, et les conclusions sont attendues sous six mois, rapporte le média ougandais Nile Post.

Onze noms dans un seul clan

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Selon le rapport, des rangers auraient fait usage de la force contre des personnes trouvées dans des aires protégées, ou soupçonnées d'y être entrées sans autorisation. Plusieurs familles affirment n'avoir jamais pu récupérer les corps de proches morts lors d'incidents liés aux parcs.

Le cas le plus précis cité concerne le clan Koyo, à Purongo, dans le district de Nwoya : un membre de la communauté affirme que onze personnes y sont mortes ou ont disparu en trois ans, sans que les corps ne soient retrouvés. La commission indique ne pas avoir vérifié ces allégations de manière indépendante, et ne publie pas de bilan global.

La version de l'agence des parcs

L'UWA attribue les décès survenus dans les parcs à des affrontements entre rangers et braconniers armés. Son porte-parole, Bashir Hangi, déclarait déjà au Daily Monitor en août 2025 que des rangers face à des braconniers armés n'ont pas d'autre choix que de répondre par la force. Le même journal rapportait, pour l'année 2024, 2 145 personnes arrêtées et poursuivies pour accès illégal à dix parcs nationaux.

Devant les députés, la ministre d'État au Tourisme, à la Faune et aux Antiquités, Susan Nakawuki, a indiqué que le gouvernement avait installé quelque 5 000 kilomètres de clôtures et affirmé que plus de 1 000 rangers avaient été tués, blessés ou traumatisés lors de rencontres avec des braconniers. La commission recommande d'étendre les clôtures électriques autour de quatre parcs.

Conservation contre communautés

Aucune responsabilité n'est établie à ce stade : la demande parlementaire est une demande d'enquête, et les allégations rapportées n'ont pas été jugées. L'enjeu, souligne le vice-président de la commission, Patrick Aeku, est que la persistance de ces accusations non élucidées abîme durablement la relation entre les autorités de conservation et les populations riveraines.

C'est là que se noue un dilemme africain très concret. L'Ouganda tire de ses parcs une part importante de ses recettes touristiques, et ses rangers paient un prix réel face à des réseaux armés. Mais la faune ne peut être protégée contre les habitants, et une famille qui n'obtient ni corps ni explication reste une famille privée de justice. Qu'une commission parlementaire saisisse l'UHRC plutôt que de classer l'affaire est en soi un signal.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.