Pétrole : le Gabon cède au norvégien TGS dix ans de droits exclusifs sur ses données en eaux profondes

Le Gabon a confié à la société norvégienne TGS un contrat de dix ans portant sur l'exploration de ses eaux profondes et ultra-profondes. L'accord a été signé les 29 et 30 septembre 2026 à Londres, en marge du World Energies Summit, par le ministre du Pétrole Clotaire Kondja et le directeur général de TGS, Kristian Johansen, rapporte Gabonreview.
Le contrat couvre ce que les deux parties appellent le cycle de vie complet des données : commercialisation des données sismiques déjà acquises, retraitement de ces archives et acquisition de nouvelles données. Il accorde à TGS des droits exclusifs sur la majeure partie de la zone en eaux profondes du pays, toujours selon Gabonreview. Aucun montant financier n'a été rendu public.
Attirer les majors sur un offshore sous-exploré
L'objectif affiché par Libreville est d'améliorer la connaissance du sous-sol et de rendre les blocs profonds plus attractifs pour les compagnies pétrolières internationales. Les promoteurs de l'accord citent les découvertes passées de Diaman et de Leopard pour illustrer le potentiel de la zone. TGS travaille au Gabon depuis plus de vingt ans ; ce contrat prolonge donc une collaboration ancienne plutôt qu'il n'en ouvre une nouvelle.
La donnée, un actif souverain
L'opération éclaire un enjeu rarement discuté : dans l'industrie pétrolière, celui qui détient et vend les données sismiques détient une part du pouvoir de négociation. Les campagnes d'acquisition coûtent cher et les États africains producteurs confient fréquemment cette fonction à des prestataires étrangers spécialisés, qui revendent ensuite l'accès aux données aux compagnies candidates. Un contrat de dix ans assorti d'exclusivité sur l'essentiel du domaine profond engage donc le Gabon sur une décennie, à un moment où le pays cherche à relancer une production pétrolière en déclin.
Le Gabon a par ailleurs lancé ces dernières années des appels d'offres portant sur plusieurs dizaines de blocs, soutenus par des données sismiques 2D et 3D. La question de savoir quelle part de la valeur générée par ces données revient à l'État gabonais, et selon quelles modalités, n'a pas été précisée publiquement dans les communications autour de l'accord.
Libreville dit vouloir centraliser l'accès à la cartographie de son sous-sol et offrir plus de clarté aux investisseurs internationaux, rapporte Gabon Media Time. L'exploration gabonaise s'est historiquement concentrée sur les eaux peu profondes ; les bassins profonds restent largement à sonder.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.

