Raffinerie Dangote : l'offre publique de 1,6 milliard de dollars prolongée jusqu'au 27 octobre 2026

Story Africa·13 octobre 2026·2 min de lecture
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Raffinerie Dangote : l'offre publique de 1,6 milliard de dollars prolongée jusqu'au 27 octobre 2026
Photo : GodwinPaya · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

La Commission nigériane des opérations de Bourse (SEC) a autorisé la raffinerie Dangote à repousser de deux semaines la clôture de son offre publique d'actions : prévue le 13 octobre 2026, elle courra désormais jusqu'au 27 octobre, rapporte le quotidien nigérian This Day via AllAfrica. L'opération, ouverte depuis le 14 septembre 2026, porte sur 4,1 milliards d'actions ordinaires à 525 nairas pièce, soit environ 1,6 milliard de dollars.

Jusqu'à 2,1 milliards de dollars

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Si l'option de surallocation est entièrement exercée, le montant levé pourrait approcher 2,1 milliards de dollars. Le prospectus validé par la SEC chiffre l'offre à environ 2 150 milliards de nairas en cas de souscription intégrale, selon la plateforme financière nigériane Proshare, qui précise que les 120,13 milliards d'actions déjà émises par la société ont également été enregistrées. La souscription minimale a été fixée à dix actions, un seuil volontairement bas.

Aliko Dangote affirme que les souscriptions dépassent déjà « trois ou quatre fois » l'objectif initial, et dit regarder d'abord le nombre de participants plutôt que la somme collectée. L'ambition annoncée est d'attirer jusqu'à dix millions d'actionnaires particuliers au Nigeria et dans d'autres pays africains. Des certificats de dépôt mondiaux permettent aux investisseurs du Kenya et du Botswana d'y prendre part.

Un actif africain, des épargnants africains

L'enjeu dépasse la finance. La raffinerie de Lagos, entrée en production au début de 2024, traite 700 000 barils par jour et doit monter à 1,4 million selon Proshare, sur un continent qui exporte son brut pour réimporter ensuite du carburant raffiné ailleurs. Faire entrer des millions de petits porteurs africains au capital d'un tel outil, c'est décider où restera la valeur produite. La cotation pourrait valoriser l'ensemble autour de 50 milliards de dollars.

Tout n'est pas ouvert pour autant. Le prospectus rappelle que l'offre n'est pas enregistrée comme offre publique en dehors du Nigeria : les investisseurs des autres pays doivent passer par leurs propres règles ou par des plateformes éligibles. Ce sont précisément ces vérifications d'identité et ces ouvertures de comptes que le report de deux semaines doit permettre d'absorber, selon la société.

Lors du forum Alamein Africa, en Égypte, l'industriel nigérian a défendu une autre façon de mesurer la réussite du continent : capacité productive, création d'emplois et résilience, plutôt que les seuls taux de croissance, qui selon lui « n'en disent pas assez ». Le 27 octobre 2026 dira combien d'Africains seront effectivement devenus actionnaires de la plus grande raffinerie du continent.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.