Raffinerie de Lamu : l'opposition kényane réclame la publication de l'accord à 16 milliards de dollars

Story Africa·4 octobre 2026·2 min de lecture
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Le président kényan William Ruto a répondu le 3 octobre 2026, à Lamu, aux parlementaires qui exigent la publication de l'accord signé avec le groupe nigérian Dangote pour une raffinerie de 16 milliards de dollars : selon le quotidien kényan The Star, il les a invités à passer par les « voies régulières » plutôt que par des meetings politiques, et a présenté certains de ses critiques comme des intermédiaires en quête d'avantages.

Un chantier de 700 000 barils par jour

La première pierre a été posée le 1er octobre 2026 à Mokowe, dans le comté de Lamu, sur le site de la zone économique spéciale Dangote East Africa Petroleum and Petrochemicals, rapporte African Business. Le complexe doit traiter 700 000 barils par jour — autant que la raffinerie de Lekki mise en service au Nigeria en 2024 —, être achevé en quarante mois et créer jusqu'à 60 000 emplois directs et indirects. Une centrale de 1 000 mégawatts et des unités pétrochimiques sont également prévues, d'après Billionaires.Africa.

Aliko Dangote a défendu sur place une idée simple : l'Afrique ne bâtira pas sa prospérité en exportant ses matières premières pour réimporter ses carburants, selon African Business. Le groupe propose 30 % du capital aux États d'Afrique de l'Est, soit environ 4,8 milliards de dollars ; le Kenya viserait 10 %, l'Éthiopie et le Rwanda se montrent intéressés, et le conseiller économique du président, David Ndii, évalue l'engagement régional à près de 1,5 milliard de dollars, rapporte Billionaires.Africa.

Le brut, le financement, les terres

Trois inconnues demeurent. Le Kenya ne produit pas de brut à l'échelle commerciale ; le pétrole ougandais part vers la Tanzanie par l'oléoduc EACOP et celui du Soudan du Sud transite par le Soudan. Interrogé par Kenyans.co.ke, l'avocat spécialisé Maximillian Ezeude estime que l'installation côtière dépendrait alors du marché maritime international, par nature volatil, quand David Ndii avait avancé un potentiel régional supérieur à 600 000 barils par jour. L'économiste pétrolier Kaase Gbakon souligne de son côté que le groupe Dangote recherche environ 40 milliards de dollars pour ses projets énergétiques entre 2025 et 2030.

Sur le terrain, une juridiction locale a suspendu une partie des travaux dans l'attente d'audiences prévues le 14 octobre 2026 sur les indemnisations réclamées par des habitants, précise African Business. Le sénateur de Nairobi Edwin Sifuna a quant à lui invoqué le 2 octobre l'article 35 de la Constitution kényane, qui garantit l'accès à l'information détenue par l'État.

Raffiner le brut africain en Afrique plutôt que l'exporter tel quel est l'un des grands chantiers du continent. Encore faut-il que les populations concernées, à Lamu comme ailleurs, sachent ce qui a été engagé en leur nom.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.