RDC : 9 066 cas d'Ebola enregistrés en cinq mois dans l'Est

L'épidémie d'Ebola qui sévit dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) atteint une ampleur sans précédent. Selon RFI, cette 17e flambée du virus a déjà causé 9 066 cas confirmés et plus de 4 300 décès en seulement cinq mois. L'Ituri demeure l'épicentre de la maladie, mais le virus s'est propagé à six autres provinces, dont le Nord-Kivu et la Tshopo, touchant au total 64 zones de santé.
La propagation rapide s'explique par une détection tardive du virus, qui circulait discrètement dès janvier, soit quatre mois avant le lancement officiel de la riposte. La souche en cause, Bundibugyo, est rare et rend les outils de diagnostic habituels moins efficaces. De plus, aucun vaccin n'a encore démontré son efficacité contre cette variante spécifique, bien que des essais cliniques aient débuté le 19 septembre à Bunia pour évaluer le vaccin Ervebo.
Le plus lu du momentEnfants soldats : Washington inscrit le Nigeria sur sa liste 2026, avec cinq autres pays africains →La riposte sanitaire fait face à des obstacles majeurs, notamment l'incapacité à identifier les chaînes de transmission. Selon l'OMS, moins de 20 % des nouveaux cas sont des contacts connus. Une grande partie des décès, environ 70 %, survient au sein des communautés plutôt que dans les centres de soins, favorisant la propagation lors des rites funéraires. Les équipes médicales peinent également à accéder aux zones touchées en raison de l'insécurité et des conflits armés.
La méfiance des populations, héritée de la gestion militarisée de l'épidémie de 2018-2020 et des craintes liées au « business Ebola », entrave le travail des soignants. À cela s'ajoute la porosité des frontières avec l'Ouganda, le Soudan du Sud et le Burundi. Malgré la fermeture de certains postes officiels, les flux informels persistent, compliquant la surveillance régionale, alors que des cas ont été signalés au Kenya en septembre.
Notre regard
Cette crise sanitaire souligne l'urgence de renforcer les systèmes de santé africains avec des outils adaptés aux réalités locales. La souveraineté sanitaire ne peut se construire sans une recherche scientifique continentale robuste et une confiance renouvelée entre les populations et les institutions. Il est impératif que la riposte privilégie la proximité et le dialogue pour protéger la dignité et la vie des citoyens congolais face à ce péril.
À lire aussi
Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone
Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





