RDC : Kinshasa interdit les activités du PPRD de Kabila et de douze autres partis

Le vice-Premier ministre congolais chargé de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, a interdit les activités du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de l'ancien président Joseph Kabila et de douze autres formations sur l'ensemble du territoire de la RDC. Le message, adressé le jeudi 15 octobre 2026 aux gouverneurs de province, leur demande d'agir « toutes affaires cessantes », rapporte le site congolais actualite.cd, qui en a pris connaissance.
La décision suspend leurs activités sans dissoudre les partis. Elle a été transmise en copie à la présidence, à la Primature, à la police nationale, à l'Agence nationale de renseignements et à la Direction générale de migration.
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Outre le PPRD, la liste comprend le LGD de l'ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, PISTE-E de Seth Kikuni, l'AAP de Théophile Mbemba Fundu, l'UDAO de Claudel Lubaya, le MPCR de Jean-Claude Vuemba, l'ATD de José Makila, le PNEL de Michel Mwika Banza, le MLP de Franck Diongo, l'UPC de Thomas Lubanga, l'ADCP de Corneille Nangaa, la COFEDEC de Filia Tshipasa Kahindo et l'AARC d'Élysée Minembwe.
D'après actualite.cd, le document ne mentionne ni motif, ni base légale, ni durée. Plusieurs des partis visés sont dirigés par des opposants civils qui n'ont jamais pris les armes : l'interdiction frappe donc bien au-delà de l'entourage de l'ancien président.
Trois jours après le lancement du FRN à Goma
La mesure intervient trois jours après l'annonce, à Goma, du Front pour la refondation de la nation (FRN), mouvement politico-militaire présidé par Joseph Kabila et destiné à remplacer l'alliance AFC-M23. Selon Al Jazeera, Corneille Nangaa et le porte-parole du M23 Bertrand Bisimwa en sont les vice-présidents, et Sultani Makenga en dirige la branche armée. Le message du ministère ne cite pourtant pas le FRN.
Joseph Kabila avait été condamné à mort en octobre 2025 par un tribunal militaire de Kinshasa pour trahison et crimes de guerre, après sa collaboration présumée avec l'AFC-M23.
L'AFC-M23 contrôle le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, dont Goma et Bukavu. Les Nations unies dénombrent plus de 7,8 millions de déplacés internes en RDC et 28 millions de Congolais en insécurité alimentaire.
Ce que cela menace
Deux processus de paix sont en jeu : l'accord entre Kinshasa et Kigali signé en juin 2025 sous médiation américaine, et l'accord-cadre de Doha conclu en novembre 2025 entre le gouvernement congolais et l'AFC-M23. Pour Bram Verelst, de l'Institute for Security Studies, cité par Al Jazeera, c'est le processus de Doha qui est le plus fragilisé.
Reste la question que poseront les Congolais : en interdisant d'un même trait de plume des partis armés et des partis d'opposition pacifiques, Kinshasa répond-il à une rébellion ou rétrécit-il l'espace politique ?
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





