Toutes les news

RDC : un responsable politique tué à Butembo après un appel à lutter contre Ebola

Story Africa·30 septembre 2026·2 min de lecture
Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Karondwa Mwanaweka Marie-Célestin Bytaty, président par intérim du comité exécutif fédéral de l'UDPS et porte-parole du parti présidentiel, a été tué à Butembo, dans la province du Nord-Kivu. Selon BBC Afrique, ce responsable politique a été mortellement agressé peu après avoir participé à une émission sur une radio locale, où il exhortait les habitants à soutenir les efforts de santé publique face à l'épidémie d'Ebola.

Le parti au pouvoir a dénoncé une tragédie, précisant que le domicile de la victime a été incendié et ses biens détruits. La fédération locale de l'UDPS a officiellement réclamé l'ouverture d'une enquête pour traduire les auteurs de cet acte en justice. Cette agression s'inscrit dans un climat de vive tension dans l'est de la République démocratique du Congo, où les équipes de santé font face à de nombreux défis sécuritaires.

Les attaques contre le personnel soignant et les installations sanitaires se sont multipliées ces derniers mois. À Vulemba, un agent de dépistage a été tué lors d'une attaque contre un poste de contrôle. Parallèlement, des centres de traitement ont été incendiés, notamment à Rwampara et Bafwabango, souvent en lien avec des conflits sur les rites funéraires. La Croix-Rouge a également signalé plusieurs agressions violentes contre ses volontaires déployés sur le terrain.

La persistance de ces violences est alimentée par une méfiance profonde au sein des communautés, exacerbée par des décennies de conflits et de désinformation. Selon des experts, une partie de la population perçoit Ebola comme un phénomène spirituel ou une invention. Le Dr Wessam Mankoula, des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, souligne que la désinformation entrave la prise en charge des malades et fragilise la riposte sanitaire.

Notre regard

La mort tragique de ce responsable souligne la vulnérabilité des acteurs locaux face à la désinformation et aux traumatismes hérités de l'instabilité régionale. Pour les Africains, la souveraineté sanitaire exige non seulement des moyens médicaux, mais aussi un dialogue de confiance fondé sur la dignité et le respect des réalités communautaires, afin de protéger les citoyens contre les crises épidémiques.

Cet article t'a plu ? Fais-le tourner.

Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone

Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.