Réfugiés : 5,8 millions d'enfants privés d'école, le HCR alerte sur les coupes de financement

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a publié le 2 octobre 2026 un rapport intitulé « Pathways to the Future: Education, Opportunity and Self-Reliance », qui recense 5,8 millions d'enfants réfugiés en âge scolaire privés d'école en 2025, sur un total de 13,1 millions — soit 44 %.
Les chiffres dessinent un entonnoir. Selon le HCR, 65 % des enfants réfugiés sont inscrits au primaire, mais seulement 32 % au secondaire. L'accès à l'enseignement supérieur atteint 11 %, soit plus de 450 000 personnes inscrites à l'université ou en formation technique, contre 9 % en 2024.
Le fossé se creuse dans les pays pauvres
L'écart avec les populations d'accueil reste frappant. Dans plus de 80 % des pays ayant transmis des données, le taux d'inscription des réfugiés dans le supérieur demeure inférieur à la moyenne nationale. Dans les pays à faible revenu et affectés par un conflit, 2 % seulement des réfugiés accèdent à l'enseignement supérieur, contre 13 % des ressortissants nationaux, indique le HCR.
Les filles paient le prix le plus lourd, en particulier au secondaire. L'agence onusienne cite la pauvreté, les risques de protection et les mariages précoces parmi les facteurs qui précipitent les abandons.
Le Soudan au cœur de la crise
Le rapport s'appuie notamment sur la situation des réfugiés soudanais, dont beaucoup ont trouvé refuge en Égypte ou au Tchad après l'éclatement du conflit dans leur pays. Jamila Mostafa, Soudanaise de 19 ans réfugiée en Égypte, y témoigne de ce que l'école représente : « Même si j'ai perdu ma maison, je n'ai pas perdu mes rêves », rapporte ONU Info.
Pour le HCR, « l'éducation est une protection » autant qu'un chemin vers l'autonomie : un enfant scolarisé aujourd'hui sera mieux armé demain pour subvenir à ses besoins.
Des coupes aux conséquences durables
L'agence avertit que l'aggravation des coupes budgétaires menace de réduire à néant des années d'investissement. Le financement humanitaire mondial s'est contracté, et l'éducation est traditionnellement l'une des premières lignes sacrifiées lorsque les budgets se resserrent.
L'enjeu est directement africain. Le continent accueille une large part des personnes déplacées dans le monde, souvent dans des pays dont les systèmes scolaires sont déjà sous tension — le Tchad, l'Ouganda, le Kenya ou l'Éthiopie scolarisent des centaines de milliers d'enfants réfugiés avec des moyens largement dépendants de l'aide extérieure. Lorsque les bailleurs se retirent, ce sont des États africains, et non les capitales donatrices, qui encaissent le choc. Le rapport du HCR rappelle ainsi une évidence politique : la scolarisation des enfants réfugiés ne peut reposer indéfiniment sur des financements annuels révisables à la baisse.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.
