Sahara occidental : 152 voix à l'ONU pour maintenir le territoire sur la liste à décoloniser

Story Africa·17 octobre 2026·2 min de lecture
Partager WhatsApp FacebookXTelegram
Sahara occidental : 152 voix à l'ONU pour maintenir le territoire sur la liste à décoloniser
Photo : Basil D Soufi · CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

La Quatrième Commission de l'Assemblée générale des Nations unies, chargée des questions de décolonisation, a reconduit le statut de « territoire non autonome » du Sahara occidental par 152 voix pour, 2 contre et 7 abstentions, selon la radio kényane Capital FM, qui a rapporté le vote le 16 octobre 2026. Les États-Unis et Israël ont voté contre. Le Maroc, qui administre la majeure partie du territoire, a voté pour.

Un vote d'ordinaire sans vote

Le plus lu du momentTrump parle d'un « pays totalement différent » : Hargeisa y voit un pas vers la reconnaissance →

Le détail de procédure est le fait marquant. Ce texte est habituellement adopté par consensus, sans scrutin. Cette fois, la délégation américaine a demandé un vote enregistré sur les 23 projets de résolution examinés par la commission, obligeant chaque État à se prononcer nommément. Le résultat isole Washington sur un dossier où la doctrine onusienne n'a pas bougé depuis le retrait espagnol de 1975 : le Sahara occidental reste un territoire dont l'ONU considère la décolonisation inachevée.

La résolution ne règle rien du fond. Elle ne détermine pas le statut final du territoire et appelle les parties à poursuivre les négociations en évitant toute action compromettant une solution pacifique.

Le Polisario met en cause le médiateur de l'ONU

Le 13 octobre 2026, après des consultations à huis clos au Conseil de sécurité, le Front Polisario a publié un communiqué contestant la neutralité de l'envoyé personnel du Secrétaire général, Staffan de Mistura, qu'il accuse de pencher vers le plan d'autonomie marocain. « Un médiateur ne peut pas décider à l'avance de l'avenir d'un peuple », affirme le mouvement, cité par Africanews. Le Polisario dit ne pas quitter la table des négociations mais réclame un changement d'approche plaçant l'autodétermination au centre, et juge la MINURSO « indispensable ».

Ce bras de fer porte sur l'héritage de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée en octobre 2025, qui fait de la proposition marocaine d'autonomie la base des discussions tout en maintenant l'objectif d'une solution acceptée par les parties et prévoyant l'autodétermination. Trois séries de pourparlers directs réunissant le Maroc, le Polisario, l'Algérie et la Mauritanie se sont tenues à Washington et à Madrid en janvier et février 2026.

Les réfugiés sahraouis financés à 8 %

Derrière la bataille juridique, une réalité budgétaire : le plan de réponse humanitaire pour les réfugiés sahraouis 2026-2027 réclame 179 millions de dollars. Au 30 juin 2026, seuls 15 millions étaient acquis pour l'année, soit 8 % des besoins. Le rapport du Secrétaire général signale par ailleurs la persistance d'hostilités de faible intensité sur le terrain.

Le Conseil de sécurité doit se prononcer dans les prochaines semaines sur la prolongation du mandat de la MINURSO, la mission chargée d'organiser un référendum qui n'a jamais eu lieu.

Cet article t'a plu ? Fais-le tourner.

Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone

Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.