Santé : la Zambie signe 1,5 milliard de dollars avec Washington, le Zimbabwe et le Ghana refusent

Le ministre zambien de la Santé, Roma Chilengi, a annoncé le 6 octobre 2026 que son pays signerait le 8 octobre un accord sanitaire de 1,5 milliard de dollars sur cinq ans avec les États-Unis, après des mois de blocage sur le partage des données médicales, selon Reuters. La Zambie apportera de son côté 2,1 milliards de dollars, a précisé le ministre.
Le déblocage tient à deux concessions. D'après Reuters, le partage d'informations est désormais limité aux données nécessaires au suivi et à l'évaluation des programmes financés par Washington. Surtout, une clause qui obligeait Lusaka à remettre aux États-Unis, sur demande, des échantillons médicaux de patients zambiens a été supprimée du texte.
Le plus lu du momentCeuta : plus de 3 000 migrants évacués de la plage du Trampolín avant la visite du roi d'Espagne →Reste la question des minerais. Plus tôt dans l'année, Washington avait cherché à lier son appui sanitaire à l'accès aux minerais critiques zambiens, ce qui avait poussé Lusaka à repousser l'offre dans un premier temps. Roma Chilengi assure que l'accord signé ne mentionne pas les minerais et dit ne pas avoir connaissance d'une négociation séparée sur le sujet.
Harare et Accra disent non
Le Zimbabwe, lui, a refusé une enveloppe de 367 millions de dollars. Selon le journal zimbabwéen New Zimbabwe, Harare a jugé les conditions déséquilibrées et contraires à sa souveraineté : les États-Unis auraient demandé un accès sans restriction aux données épidémiologiques et à des échantillons biologiques de citoyens, à des fins de recherche et commerciales. Le Ghana a opposé le même refus, toujours selon New Zimbabwe, tandis que le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda ont signé.
Le prix de ce refus est immédiat. Le financement bilatéral américain de la santé au Zimbabwe devait s'arrêter fin septembre 2026, juste avant la saison du paludisme. Faute de relais, des chercheurs cités par New Zimbabwe redoutent plus de 75 000 nouvelles infections à VIH en un an dans le pays.
Trois pays, trois arbitrages, une même question posée au continent : que vaut une aide qui se paie en données de santé et en échantillons de sang de ses propres citoyens ? La Zambie a obtenu de réécrire la clause la plus intrusive avant de signer, preuve que la négociation n'était pas perdue d'avance. Le Zimbabwe a préféré protéger ses patients au risque de perdre ses stocks de traitements.
Les deux paris se jugeront sur le terrain, dans les dispensaires : à Lusaka sur la mise en œuvre réelle de l'accord et de ses garde-fous, à Harare sur la capacité de l'État à financer lui-même des programmes VIH et paludisme longtemps portés par les bailleurs.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





