Sénégal : 34 établissements d'enseignement supérieur privés déclarés non reconnus par l'État

Story Africa·4 octobre 2026·2 min de lecture
Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Le ministère sénégalais de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation a rendu publique une liste de 34 établissements privés et antennes régionales qui ne sont pas autorisés à dispenser des formations de la licence au doctorat. La liste, signée par le directeur général de l'Enseignement supérieur, le professeur Mamadou Sidibé, prend effet le 1er octobre 2026 et a été relayée le 3 octobre 2026 par le quotidien Le Soleil.

L'objectif affiché par le ministère est de protéger les étudiants contre des programmes non reconnus et d'améliorer la qualité de l'enseignement supérieur. En clair, un diplôme délivré par l'une de ces structures n'a aucune valeur devant l'État sénégalais.

Les structures citées

Parmi les établissements nommés figurent Sup-management intelligentsia (Smi) et le Ziguinchor Institut Polytechnique (Zip), à Ziguinchor ; l'École supérieure d'administration et de gestion (Esag), à Saint-Louis ; l'Institut de management d'Afrique subsaharienne (Imas), l'École supérieure de logistique et des transports (Eslot) et l'Institut privé africain des métiers du pétrole (Ipamep), à Dakar ; ainsi que l'Institut moderne (Im), à Mbour. Deux centres proposant des formations de niveau doctorat à Dakar sont également visés, de même que plusieurs antennes territoriales de l'Institut supérieur d'entrepreneurship et de gestion (Iseg).

Un marché privé devenu incontournable

Au Sénégal comme dans une grande partie du continent, l'enseignement supérieur privé a absorbé la pression démographique que les universités publiques, saturées, ne peuvent plus contenir. Des familles y engagent des années d'économies pour des cursus dont la reconnaissance officielle n'est pas toujours vérifiable au moment de l'inscription. Publier une liste noire est donc autant un acte de régulation qu'un aveu : le contrôle est intervenu après que des milliers de jeunes se sont déjà inscrits.

La décision pose une question de suite immédiate, à laquelle le document ministériel ne répond pas publiquement : que deviennent les étudiants actuellement inscrits dans ces structures, et selon quelles modalités peuvent-ils être réorientés vers des établissements reconnus ? Le droit à l'éducation ne s'arrête pas à la fermeture administrative d'une école ; il se mesure à la capacité de l'État à ne pas laisser une cohorte entière sans diplôme opposable.

Le ministère indique vouloir poursuivre ce travail d'assainissement. Pour les candidats de la prochaine rentrée, la vérification préalable de l'autorisation d'un établissement auprès de la direction générale de l'Enseignement supérieur devient le premier réflexe à avoir.

Cet article t'a plu ? Fais-le tourner.

Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone

Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.