Sénégal : 88 milliards FCFA pour assembler ordinateurs et smartphones et réduire 720 millions de dollars d'importations

Story Africa·9 octobre 2026·2 min de lecture
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Le Sénégal veut cesser d'acheter à l'étranger les ordinateurs et les téléphones que consomment ses administrations et ses ménages. Le ministre des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf, a signé le 6 octobre 2026 un partenariat d'environ 88 milliards de FCFA avec le Conseil mondial des investissements et des affaires pour l'Afrique (CMIA) et l'entreprise Blue Cloud Softech Solutions, rapporte We Are Tech Africa.

L'enjeu est chiffré par le ministère lui-même : le pays importe chaque année pour environ 419 milliards de FCFA de matériel informatique, soit près de 720 millions de dollars. Autant de valeur ajoutée, d'emplois et de recettes fiscales qui se créent ailleurs qu'en Afrique de l'Ouest.

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Assembler, certifier, posséder

L'accord ne porte pas seulement sur le montage de pièces détachées. Il couvre l'assemblage, le contrôle qualité, la fourniture d'accessoires, la certification et la propriété intellectuelle, c'est-à-dire les segments où se logent les marges. Le CMIA doit mobiliser des capitaux privés grâce à son réseau, Blue Cloud Softech Solutions apporter son expertise technologique, et le dispositif s'appuyer sur quelque 200 start-up sénégalaises.

Un complexe d'assemblage est annoncé à Diamniadio pour décembre 2026. Les premières productions doivent porter sur des ordinateurs, des smartphones et des tablettes, avec un volet de transfert de technologies et de formation.

Un précédent à Keur Ndiaye Lo

Le pays ne part pas de zéro. L'entreprise SunuCorp assemble déjà, à Keur Ndiaye Lo, des ordinateurs portables, des unités tout-en-un, des écrans interactifs et des totems à partir de pièces importées, pour une capacité estimée à 7 500 ordinateurs par an. Elle prévoit des formations pour des étudiants d'écoles d'ingénieurs et de lycées techniques. Selon une publication consacrée à ce site, 54 % de la population sénégalaise reste privée d'équipements informatiques et mobiles, en grande partie à cause de leur prix.

Le partenariat s'inscrit dans le programme « Sénégal Digital Factory : de l'idée au produit », lancé en avril 2026 avec l'UniPod de Diamniadio pour relier innovation, prototypage, entrepreneuriat et production. À cette occasion, le ministère avait avancé un potentiel de 150 000 à 200 000 emplois directs et indirects sur cinq ans, pour un investissement global estimé à 100 milliards de FCFA.

La démarche rejoint un mouvement continental : après le karité ouest-africain et l'or guinéen, c'est la même bataille qui se joue sur l'électronique, celle du passage d'un modèle de consommation à une capacité de production. Reste la question que le calendrier tranchera : la tenue des délais de décembre 2026 et la part réellement fabriquée au Sénégal plutôt que simplement vissée sur place.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.