Sénégal : au moins quatre morts après 48 heures de pluies, plus de 100 mm relevés à Dakar

Story Africa·6 octobre 2026·2 min de lecture
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Sénégal : au moins quatre morts après 48 heures de pluies, plus de 100 mm relevés à Dakar
Photo : MyriamLouviot · CC BY 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Au moins quatre personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées au Sénégal après 48 heures de fortes pluies, selon le bilan communiqué le 5 octobre 2026 par le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique et rapporté par l'Agence de presse sénégalaise (APS) et Koaci. Certaines stations pluviométriques ont enregistré des cumuls dépassant 100 millimètres, d'après le ministère.

Les victimes ont toutes été tuées par des effondrements. À l'Unité 7 des Parcelles Assainies, à Dakar, une femme de 25 ans et son fils de 4 ans sont morts lorsqu'un mur s'est écroulé avant que l'eau n'envahisse les lieux, selon Koaci. À Gourel Serigne, dans la région de Matam, l'effondrement d'un hangar a fait un mort et deux blessés. À Kaolack, la chute d'un bâtiment abritant une école coranique a tué une personne et blessé trois autres, d'après le même média. L'APS indiquait de son côté que l'évaluation du sinistre de Kaolack était encore en cours.

Ce ne sont pas les pluies qui tuent

Le détail des circonstances dit l'essentiel : aucune de ces morts n'est due à une noyade. Ce sont des murs et des toitures qui ont cédé. Une pluie de 100 millimètres en deux jours n'est pas un événement exceptionnel en Afrique de l'Ouest à cette période de l'année ; ce qui l'est, c'est qu'elle suffise à faire tomber des bâtiments habités et une salle de classe. Le problème relève donc du bâti, du drainage urbain et des autorisations de construire dans des zones basses, pas seulement de la météo.

Dakar, Matam et Kaolack ont également signalé des inondations, des perturbations de la circulation et des dégâts matériels. Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a demandé à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et à l'administration territoriale de renforcer leur mobilisation, selon l'APS. Les gouverneurs, préfets et sous-préfets ont été chargés de coordonner les secours sur le terrain, d'assister les personnes déplacées et de sécuriser les sites jugés vulnérables.

Un bilan encore provisoire

Les opérations de secours et d'évaluation des dégâts se poursuivaient, et le bilan humain restait susceptible d'évoluer, selon Koaci. Le média Œil d'Afrique a de son côté fait état de cumuls atteignant 142 millimètres en 24 heures et relevé que l'État avait reconnu des décès sans en communiquer immédiatement le nombre total.

L'enjeu des prochains jours sera la prise en charge des familles délogées, dans un pays où les inondations de saison des pluies reviennent chaque année aux mêmes endroits, et où le recensement des habitations à risque reste le point faible de la prévention.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.