Sénégal : l'enquête parlementaire écarte la vente de produits Softcare périmés

Au Sénégal, la mission d'information parlementaire sur le dossier Softcare a rendu publiques ses conclusions le 2 octobre 2026 devant les députés et les membres du gouvernement. Selon RFI, les parlementaires ont affirmé que rien ne permet actuellement de prouver que des protections hygiéniques ou des couches fabriquées à partir d'ingrédients impropres se sont retrouvées dans les circuits de distribution du pays. Cette affaire agitait l'opinion publique depuis la découverte, en décembre 2025, de 1 300 kilogrammes d'intrants périmés au sein de l'usine.
Le rapporteur de la mission parlementaire, le député Boye Baby, a reconnu que la gestion de ces stocks périmés par la filiale du groupe chinois suscitait de réelles interrogations. Toutefois, les documents et les éléments matériels examinés ne démontrent pas une incorporation effective de ces composants dans la chaîne de production finale. En mars précédent, les investigations menées par le ministère de la Santé avaient abouti à des constatations similaires, écartant l'exposition avérée des usagers sénégalais.
Présent lors de la présentation, le ministre de l'Industrie, Serigne Guèye Diop, a plaidé en faveur d'un soutien à l'activité de l'entreprise après les sanctions et amendes déjà infligées. Soulignant la priorité absolue accordée à la santé publique, le responsable gouvernemental a rappelé les impératifs de préservation des emplois et de renforcement du tissu industriel local. Pour l'exécutif sénégalais, les conditions semblent désormais réunies pour clore cet épisode controversé.
Cependant, des réserves substantielles persistent parmi les élus et la société civile face aux défaillances institutionnelles. La députée Rokhy Ndiaye a averti que la crise avait sérieusement fragilisé la confiance des citoyens envers les autorités de régulation sanitaire. L'Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique, initialement à l'origine de l'alerte, s'était retrouvée soupçonnée de mauvaise gestion et d'irrégularités, entraînant en mars le limogeage de son directeur général par le président Bassirou Diomaye Faye. De son côté, le collectif Noo Lank a réclamé la primauté absolue de la protection sanitaire des femmes et des enfants sur les impératifs économiques.
Notre regard
La protection de la santé publique et le contrôle des normes sanitaires constituent des piliers indispensables de la souveraineté africaine. Si l'industrialisation et la création d'emplois locaux demeurent nécessaires, elles ne doivent jamais s'opérer au détriment de la sécurité des citoyens. L'exigence de transparence et la rigueur des agences étatiques sont essentielles pour bâtir une confiance durable entre les populations et leurs institutions.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.

