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Sénégal : les médecins du SAMES en grève 72 heures du 28 au 30 septembre

Story Africa·28 septembre 2026·2 min de lecture
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Les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du service public sénégalais ont entamé le 28 septembre 2026 une grève de 72 heures sur l'ensemble du territoire, à l'appel du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES). Le mouvement doit courir jusqu'au 30 septembre, rapporte l'Agence de presse sénégalaise (APS).

Un précédent débrayage suivi à 99,64 %

Ce nouveau débrayage prolonge celui des 23 et 24 septembre 2026, que le syndicat dit avoir été observé à 99,64 % dans les structures sanitaires publiques. Réuni le 25 septembre, le bureau exécutif national a salué une mobilisation traduisant, selon lui, l'unité et la discipline de ses membres, avant d'appeler à maintenir la pression.

L'ordre de grève est signé par le secrétaire général national du SAMES, le Dr Diabèle Dramé, précise le quotidien sénégalais Le Quotidien. Le syndicat annonce agir de concert avec le Collectif des médecins spécialistes (COMES) et l'association des internes et assistants des hôpitaux, d'après Seneweb.

Ce qui reste assuré dans les hôpitaux

Pendant les trois jours, seules les urgences seront prises en charge dans les hôpitaux et centres de santé publics, selon les consignes du bureau exécutif national relayées par l'APS. Les consultations programmées, les actes non urgents et une partie de l'activité hospitalière sont donc suspendus, dans un pays où le secteur public reste, pour la majorité des ménages, la seule porte d'entrée abordable vers le soin.

Un dialogue que le syndicat dit rompu

Le SAMES justifie la reconduction du mouvement par ce qu'il décrit comme l'absence de volonté réelle de l'État d'apporter des réponses satisfaisantes à sa plateforme revendicative. « Le SAMES est déterminé. Le SAMES est uni », affirme le syndicat dans son communiqué cité par Seneweb. Les sources consultées ne détaillent pas le contenu précis de cette plateforme, et aucune réaction publique du ministère de la Santé et de l'Hygiène publique n'y est rapportée à ce stade.

Le bras de fer met en jeu bien plus qu'un conflit catégoriel. Le droit à la santé, inscrit parmi les engagements des États africains, se joue concrètement dans la capacité des systèmes publics à retenir leurs praticiens : quand la négociation s'enlise, ce sont les patients les plus démunis qui paient la facture, faute d'alternative privée. La fin du mouvement est fixée au 30 septembre 2026 ; le syndicat n'exclut pas de durcir le ton si les discussions ne reprennent pas.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.