Somalie : Hassan Sheikh Mohamud ouvre la porte à un accès de l'Éthiopie à la mer, sous conditions

Story Africa·4 octobre 2026·2 min de lecture
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Somalie : Hassan Sheikh Mohamud ouvre la porte à un accès de l'Éthiopie à la mer, sous conditions
Photo : Daniel Ramirez from Honolulu, USA · CC BY 2.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud a déclaré le 3 octobre 2026 que son pays ne s'opposait pas à ce que l'Éthiopie obtienne un accès à la mer, mais que rien ne se ferait sans négociation préalable avec Mogadiscio. Ses propos, tenus dans un entretien avec Al Jazeera, interviennent après une visite de travail à Addis-Abeba auprès du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, selon l'agence éthiopienne Fana.

Le chef de l'État somalien a posé une limite nette : l'accès aux ports est possible, mais Addis-Abeba « n'est pas encore venue à Mogadiscio pour négocier », a-t-il résumé à Al Jazeera. Il a ajouté que la Somalie n'appuierait ni la violence ni les atteintes à la souveraineté, et a appelé les pays riverains de la mer Rouge à s'entendre dans le cadre des normes internationalement acceptées.

Un enjeu vital pour 130 millions d'Éthiopiens

L'Éthiopie est l'un des pays les plus peuplés du continent et n'a aucune façade maritime depuis l'indépendance de l'Érythrée. Sa dépendance aux ports voisins, Djibouti en tête, pèse sur ses coûts commerciaux et nourrit depuis des années une diplomatie offensive sur la question de l'accès à la mer. Hassan Sheikh Mohamud a pour sa part qualifié la mer Rouge de « très, très importante et stratégique » pour l'économie et la sécurité somaliennes, selon Fana.

Accès commercial ou présence militaire : la ligne rouge

Pour le centre de recherche Horn Review, basé dans la région, la déclaration ne constitue pas une concession mais la reformulation d'une approche déjà connue : un accès commercial éthiopien aux ports somaliens, négocié de gré à gré et placé sous l'autorité souveraine de la Somalie, dans le cadre du droit international de la mer. Le think tank insiste sur la distinction entre usage portuaire et présence navale permanente, et rappelle que le président somalien a rejeté toute implantation militaire étrangère sur les côtes que Mogadiscio revendique.

Une séquence régionale brûlante

Ces déclarations tombent au moment où la Corne de l'Afrique traverse l'une de ses pires séquences diplomatiques récentes : rupture des relations entre l'Éthiopie et l'Érythrée, combats dans le Tigré et expulsions croisées de diplomates. Dans ce contexte, l'ouverture somalienne replace la question de l'accès à la mer sur le terrain de la négociation entre États africains plutôt que sur celui du fait accompli.

Reste à savoir si Addis-Abeba saisira la main tendue. Le président somalien dit les relations bilatérales « en bon état », mais conditionne toute avancée à l'ouverture de discussions formelles dans sa capitale. La balle est désormais dans le camp éthiopien.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.