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Somalie : l'Ouganda entame le retrait de ses troupes, vingt ans après être arrivé le premier

3 novembre 2026 · 2 min de lecture

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  • Kampala a annoncé le 2 novembre 2026 le début d'un retrait par étapes de ses soldats de Somalie, à achever fin 2027.
  • Environ 4 500 Ougandais servent dans la mission de l'Union africaine.

L'armée ougandaise a annoncé le lundi 2 novembre 2026 avoir commencé à rapatrier ses soldats déployés en Somalie, vingt ans après y être entrée. « Le premier contingent de troupes du retrait progressif est déjà rentré en Ouganda », indique le communiqué militaire cité par la Deutsche Welle, qui précise que Kampala retirera l'ensemble de ses forces, y compris celles servant sous la Mission de soutien et de stabilisation de l'Union africaine en Somalie (AUSSOM), « avant la fin de 2027 ».

Selon la DW, environ 4 500 soldats ougandais sont stationnés en Somalie au titre de l'AUSSOM, auxquels s'ajoutent quelque 2 000 hommes déployés dans le cadre d'accords bilatéraux. Des médias locaux cités par la même source rapportent qu'un premier groupe de 109 militaires a quitté Mogadiscio en fin de semaine dernière.

Le premier pays à être venu, le premier à partir

L'Ouganda avait été le premier État à envoyer des troupes en Somalie, en 2007, dans le cadre de la force de paix de l'Union africaine appelée à soutenir le gouvernement somalien face aux Chebab. Ce sont ces soldats qui ont contribué de façon décisive à chasser les insurgés de la capitale et de plusieurs grandes villes. Vingt ans plus tard, le groupe armé contrôle de nouveau des zones importantes du centre et du sud du pays, après avoir reconquis du terrain ces dernières années, rapporte la DW.

Une mission africaine suspendue au financement d'autrui

Le départ ougandais intervient alors que l'avenir de l'AUSSOM est, selon la DW, remis en question par une décision américaine de mettre fin au financement d'un bureau logistique des Nations unies dont la coalition dépend. Washington, premier bailleur de la mission, a exprimé son agacement devant le manque de progrès contre les Chebab et reproche au gouvernement somalien de ne pas avoir unifié le pays ni mené ses réformes politiques.

C'est le nœud du problème, et il dépasse la Somalie : une opération décidée par des Africains et conduite par des soldats africains, mais payée par des partenaires extérieurs, reste à la merci d'un arbitrage budgétaire voté à des milliers de kilomètres. Les États membres de l'Union africaine réclament depuis des années un financement prévisible de leurs opérations de paix.

Un vide à deux niveaux

L'annonce de Kampala est tombée la semaine même où l'ONU a refermé sa mission politique en Somalie, après plus de trois décennies, en transférant ses responsabilités au gouvernement somalien et aux agences onusiennes. Des élections sont prévues en Somalie en mai 2027, mais l'insécurité et les contestations de l'opposition en menacent la tenue, selon la DW.

La question est désormais de savoir qui tiendra le terrain repris au prix de vingt ans de pertes, et avec quels moyens.

Sources et crédits photo

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées.

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