Soudan : 38 % de malnutrition aiguë dans un camp de Jebel Marra, l'IPC alerte sur le Darfour et le Kordofan

Story Africa·13 octobre 2026·2 min de lecture
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Deux camps de déplacés de l'est de Jebel Marra, au Darfour-Sud, enregistrent des taux de malnutrition aiguë de 38 % et 30,8 % chez les enfants, soit au-dessus du seuil retenu pour caractériser une famine. C'est le constat d'une alerte du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), publiée le 12 octobre 2026 et relayée par le service d'information des Nations unies. Son comité d'examen de la famine parle d'une « catastrophe humanitaire, d'ores et déjà de proportions historiques ».

Treize enquêtes nutritionnelles sur dix-sept en zone critique

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Dans l'ensemble du Grand Darfour, 13 des 17 enquêtes nutritionnelles menées depuis janvier 2026 révèlent des niveaux critiques, selon l'IPC. À Nyala, la part d'enfants nécessitant un traitement contre la malnutrition aiguë sévère est passée de 5 % à 11 % entre janvier et août 2026. Le comité reconnaît ne pas disposer d'assez de données d'enquête pour une classification formelle, mais estime que tous les indices convergent vers une dégradation rapide.

Au Kordofan, les marchés eux-mêmes sont visés

Le Grand Kordofan est présenté comme l'épicentre du conflit. Plus de 300 000 personnes y ont été déplacées depuis octobre 2025, et les marchés ont subi plus de 170 frappes aériennes, pillages ou affrontements depuis le début de l'année. Les 2 et 3 octobre 2026, deux camions du Programme alimentaire mondial ont été pris sous le feu, tuant au moins une personne. Quand les marchés et les convois deviennent des cibles, ce n'est plus la récolte qui manque : c'est l'accès à la nourriture qui est détruit.

La sécheresse par-dessus la guerre

La sécheresse, liée à El Niño, touche plus de la moitié du Soudan. Au Darfour-Nord, 64 % des terres cultivées montrent une croissance végétale médiocre, d'après l'IPC. Les pluies arrivées fin septembre 2026 sont jugées trop tardives pour sauver la plupart des céréales, et les prix devraient continuer de grimper. Deux chocs se superposent donc sur les mêmes familles : celui du climat, qu'elles n'ont pas provoqué, et celui d'une guerre menée en leur nom par des camps qui se disputent le pays.

Un traitement qui n'arrive pas

En août 2026, seuls 26 % des enfants attendus pour des soins contre la malnutrition aiguë sévère avec complications en ont effectivement reçu. Sans traitement, jusqu'aux deux tiers d'entre eux pourraient mourir, rappelle l'alerte. Au 8 octobre 2026, moins de la moitié de l'appel humanitaire pour le Soudan était financée.

L'IPC formule trois demandes : l'arrêt des combats, un accès humanitaire sûr et durable, en particulier au Kordofan du Nord et de l'Ouest, et la mobilisation de financements flexibles à grande échelle. Les deux premières ne dépendent d'aucun bailleur étranger : elles relèvent des belligérants soudanais et de la pression que les institutions du continent, Union africaine comprise, acceptent d'exercer sur eux. La troisième rappelle qu'un appel sous-financé à moitié n'est pas une fatalité comptable, mais un choix politique fait ailleurs.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.