Soudan : al-Burhan exclut toute négociation et promet de reprendre « chaque pouce » aux RSF

Le chef de l'armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhan, a écarté toute négociation avec les Forces de soutien rapide (RSF) lors d'une tournée dans le nord du Soudan, les 6 et 7 octobre 2026. Il a assuré que ses troupes reprendraient « chaque pouce » du territoire tenu par la milice paramilitaire, selon Al Jazeera.
S'adressant à des militaires et à des habitants, le général a été catégorique : « Nous ne négocions avec personne », a-t-il déclaré d'après Sudan Tribune, qui situe son allocution dans la localité d'Amri le 6 octobre. Al Jazeera rapporte des propos tenus le 7 octobre près de Merowe, où il a affirmé que l'« option militaire » se poursuivrait jusqu'à l'élimination des RSF. L'armée, a-t-il ajouté, combattra jusqu'à la défaite du groupe au Darfour, au Kordofan et au Nil Bleu.
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Le conflit a éclaté le 15 avril 2023, après l'échec des discussions sur l'intégration des RSF dans l'armée régulière et sur la transition vers un pouvoir civil. Depuis, selon les Nations unies citées par Al Jazeera, treize millions de personnes ont été chassées de chez elles, et des dizaines de milliers d'autres ont été tuées. Les RSF contrôlent toujours l'essentiel du Darfour, précise Sudan Tribune.
Les combats n'ont pas faibli pendant que le général parlait. Al Jazeera fait état d'au moins dix civils tués au Kordofan-Ouest et de 5 500 personnes déplacées en trois jours dans l'État du Nil Bleu. L'armée progresse vers les localités d'En Nahud et d'Al Khuway, au Kordofan-Nord.
Les médiations tournent à vide
Les initiatives régionales et internationales n'ont produit aucun cessez-le-feu durable, constate Sudan Tribune. Massad Boulos, conseiller du président américain pour le Moyen-Orient et l'Afrique, a de nouveau plaidé pour un « dialogue national » conduit par les Soudanais eux-mêmes, rapporte Al Jazeera.
Al-Burhan a pris soin de rappeler que les choix de guerre et de paix appartiennent aux institutions de l'État, en particulier au Conseil de sécurité et de défense, et non à un homme. La formule déplace la responsabilité sans ouvrir de porte : à ce stade, aucune des deux forces armées qui se disputent le Soudan ne propose aux civils autre chose que la victoire totale de l'une sur l'autre. Ce sont pourtant ces civils, et les pays voisins qui accueillent leurs exodes, qui paient la facture d'un affrontement entre deux états-majors.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


