Soudan : au moins 72 orpailleurs tués par des frappes aériennes près de la frontière égyptienne

Au moins 72 travailleurs ont été tués le samedi 10 octobre 2026 par des frappes aériennes sur des sites d'orpaillage artisanal, dans la zone frontalière disputée entre le Soudan et l'Égypte, au sud du triangle de Halayeb et à l'est du Nil. Le bilan est donné par l'organisation soudanaise de défense des droits humains Emergency Lawyers, citée par la Deutsche Welle ; le Sudan Doctors Network prévient qu'il devrait encore s'alourdir.
Emergency Lawyers accuse l'armée de l'air égyptienne et situe le site touché en territoire soudanais, dans un relief montagneux difficile d'accès. Le Caire n'a pas répondu à cette accusation précise, mais a reconnu conduire une « opération à grande échelle » contre l'orpaillage illégal sur son propre sol, rapporte la DW. L'isolement de la zone rend toute vérification indépendante très difficile.
Le plus lu du moment14 octobre 1999 : mort de Mwalimu Nyerere, l'homme qui fit de Dar es Salaam la base arrière des libérations africaines →Un survivant interrogé par l'AFP, cité par la même source, affirme que des milliers de personnes creusaient sur ce site au moment des frappes, et que beaucoup se sont dispersées dans la montagne : le décompte exact des victimes reste impossible.
Un mode opératoire déjà vu en 2026
Ce n'est pas la première attaque de ce type cette année. En juin, des frappes sur des sites miniers de la même région avaient été suivies d'une vaste opération de sécurité égyptienne, au cours de laquelle des centaines de personnes, dont des étrangers, avaient été arrêtées pour orpaillage illégal et contrebande, selon la DW. Le 16 juin 2026, des témoins cités par le quotidien kényan The Standard décrivaient déjà des bombardements à l'aube sur la mine de Jabal al-Aqaydat, dans l'est du Soudan.
L'or, nerf d'une guerre qui dure
La guerre entre l'armée du général Abdel Fattah al-Burhan et les Forces de soutien rapide (RSF) a fait plus de 200 000 morts, selon la DW. Les RSF financeraient leurs opérations en sortant clandestinement de grandes quantités d'or du Darfour et du Kordofan. Le think tank britannique Chatham House estime que jusqu'à 60 % des exportations d'or non officielles du pays finissent en Égypte.
Le triangle de Halayeb, revendiqué à la fois par Khartoum et Le Caire, est connu pour l'orpaillage, le commerce de l'or et d'autres trafics. Emergency Lawyers y voit une volonté égyptienne d'« asseoir son contrôle » sur les ressources naturelles soudanaises, une lecture que l'ONG tire de la répétition des attaques dans ces zones riches en minerais.
Derrière les chiffres, il y a des Soudanais qui descendent à mains nues dans des puits pour extraire le métal que le continent exporte presque toujours brut, et qui meurent sans que personne ne puisse même les compter.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


