Soudan du Sud : 71 morts à Rumbek après l'assaut de bergers armés

Une violente attaque a plongé la ville de Rumbek, chef-lieu de l'État des Lacs au centre du Soudan du Sud, dans l'effroi le 9 octobre 2026. Des groupes de jeunes bergers armés ont pris d'assaut la localité aux premières heures du jour, causant la mort de 71 personnes selon les autorités gouvernementales. Parmi les victimes recensées figurent au moins quatre militaires de l'armée nationale, tandis que de nombreux habitants ont fui sous les tirs.
D'après les informations rapportées par RFI, les assaillants sont issus d'un clan dinka localisé au nord de la ville et poursuivaient des membres d'un groupe rival. L'incursion armée a débuté vers 4 heures du matin, provoquant des scènes de panique dans les rues avant que les autorités n'affirment avoir repris le contrôle de la cité en fin de journée. Face à l'escalade, le gouvernement a dépêché des renforts sécuritaires sur place.
Le plus lu du momentSanté : la Zambie signe 1,5 milliard de dollars avec Washington, le Zimbabwe et le Ghana refusent →Pour sécuriser les installations critiques, les Nations unies ont mobilisé des casques bleus dans la zone. Selon les déclarations de Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU, ce déploiement visait principalement à empêcher de nouveaux affrontements et à protéger l'hôpital ainsi que les organisations non gouvernementales. La mission onusienne a qualifié le contexte de calme mais particulièrement précaire.
Cette flambée meurtrière met en lumière des tensions communautaires enracinées et une prolifération d'armes à feu chez les civils. Selon l'analyste sud-soudanais Machot Amuom, le différend entre ces clans dinka repose sur des contentieux historiques non résolus. Par ailleurs, Daniel Laat Kon, membre de l'organisation civile CEPO, relève qu'un vide administratif temporaire lié à la fin du gouvernement de transition le 22 septembre fragilise la sécurité, rendant incertain le scrutin de décembre.
Notre regard
La tragédie de Rumbek rappelle l'urgence d'une réconciliation authentique et d'un désarmement effectif des populations civiles. Aucune souveraineté durable ni processus démocratique crédible ne peuvent s'épanouir dans la peur des violences fratricides. Les institutions sud-soudanaises portent la responsabilité historique de protéger chaque vie humaine et de bâtir la paix pour garantir la dignité de leur peuple.
À lire aussi
ActualitéRaffinerie Dangote : le Kenya et l'Ouganda ouvrent à leurs investisseurs une IPO de 1,6 milliard de dollars
SociétéLe Bénin réclame 35 nouveaux biens culturels à la France, dont le dieu Gou retenu au Louvre
SociétéCancer du col de l'utérus : le Sénégal vise 25 % de mortalité en moins d'ici 2029, mais dépiste moins de 15 % des femmes
Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone
Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


