Soudan : un chauffeur du PAM tué dans une frappe aérienne sur un convoi alimentaire au Kordofan-Sud

Un chauffeur a été tué le 3 octobre 2026 au petit matin dans une frappe aérienne visant un convoi alimentaire du Programme alimentaire mondial (PAM) au Kordofan-Sud, dans le centre du Soudan. Les deux camions sous contrat avec l'agence des Nations unies circulaient entre Dilling et Kadugli, sur un axe reliant deux villes tenues par l'armée soudanaise.
« Clairement identifiés comme véhicules humanitaires »
Le PAM précise que les camions étaient « clairement identifiés » comme humanitaires. L'agence « condamne fermement cette attaque aérienne » et exige une enquête rapide et impartiale, l'établissement des responsabilités, la protection des civils et des infrastructures, ainsi que le libre passage des convois et des personnels humanitaires. Elle rappelle les obligations du droit international humanitaire.
Le PAM n'attribue l'attaque à aucune des parties au conflit. L'incident est survenu au lendemain d'un autre accident dans la même région, où un camion de l'agence avait heurté un engin explosif. Le conflit oppose depuis avril 2023 l'armée soudanaise aux Forces de soutien rapide, deux camps qui recourent de plus en plus aux drones, relève Al Jazeera.
Une faim de masse derrière les chiffres
Le contexte humanitaire est l'un des plus graves au monde. Entre février et mai 2026, 19,5 millions de Soudanais, soit 41 % de la population, ont été confrontés à une insécurité alimentaire aiguë, selon les données citées par Al Jazeera. Plus de 5 millions de personnes se trouvaient en situation d'extrême pénurie et 135 000 risquaient la famine.
Dans ces conditions, chaque camion bloqué ou détruit se traduit en rations non distribuées. Le Kordofan-Sud, région charnière entre Khartoum et les zones du sud-ouest, concentre à la fois des lignes de front mouvantes et des populations entièrement dépendantes de l'aide.
Le droit humanitaire mis à l'épreuve
Attaquer un convoi identifié relève d'une violation du droit international humanitaire, quel qu'en soit l'auteur. Le rappeler n'est pas une formalité diplomatique : c'est la seule protection dont disposent des chauffeurs soudanais, souvent recrutés localement, qui prennent la route sans arme et sans escorte pour nourrir leurs compatriotes.
Deux ans et demi après le début de cette guerre, le Soudan reste la crise la plus meurtrière du continent et l'une des moins financées. La demande du PAM — une enquête et des comptes — attend désormais une réponse des belligérants et des États qui les soutiennent.
Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone
Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.

