Stablecoins : Yellow Card rachète le brésilien GoMoney et porte ses paiements jusqu'au Brésil
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Stablecoins : Yellow Card rachète le brésilien GoMoney et porte ses paiements jusqu'au Brésil

5 novembre 2026 · 2 min de lecture

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  • Le spécialiste des paiements en stablecoins, bâti sur ses activités africaines, a annoncé le 4 novembre 2026 le rachat du prestataire brésilien GoMoney, finalisé en octobre.

Yellow Card, fournisseur d'infrastructure de paiement en stablecoins, a annoncé le 4 novembre 2026 le rachat de GoMoney, un prestataire de services sur actifs virtuels établi au Brésil. L'opération, finalisée en octobre 2026 selon le communiqué cité par PYMNTS, lui donne des opérations directes dans le premier marché crypto d'Amérique latine. Le montant n'a pas été rendu public.

Concrètement, ses clients pourront encaisser et verser des fonds en réaux brésiliens, y compris via Pix, le système de paiement instantané du Brésil, avec un règlement en stablecoins opéré par une structure locale. C'est le mécanisme déjà déployé sur le continent africain : convertir et régler en monnaie numérique adossée au dollar, là où les devises locales sont volatiles et les circuits bancaires lents et coûteux.

GoMoney, fondé en 2018 d'après Business Today, reste une filiale à 100 %, dirigée par ses fondateurs. Son directeur général et cofondateur, Maurício Pires, dit attendre avec impatience de « développer notre activité au Brésil et dans toute l'Amérique latine ». L'entreprise a déposé auprès de la Banque centrale du Brésil une demande d'agrément comme prestataire de services sur actifs virtuels, au titre de la loi n° 14 478 de 2022, précise Business Today ; la demande est en instance et GoMoney opère sous le régime transitoire brésilien.

Une fintech partie d'Afrique qui investit ailleurs

Yellow Card dit prendre en charge plus de cinquante devises et avoir obtenu récemment des agréments au Canada, en Suisse, au Nigeria, au Ghana et au Zimbabwe. Selon Business Today, l'entreprise a levé 40 millions de dollars en août 2026, auprès notamment de Standard Chartered Bank et de Sony. PYMNTS rappelait dès novembre 2025 que la société, active en Afrique et dans d'autres marchés émergents, visait le Brésil, l'Inde et le Mexique.

« Construire une infrastructure financière mondiale exige le respect des cadres locaux », a justifié le cofondateur et directeur général Chris Maurice, qui salue les huit années d'implantation de GoMoney. Plutôt que de bâtir à partir de zéro, l'entreprise achète une licence en cours d'instruction, des équipes et un carnet d'adresses.

Le marché visé est considérable : le Brésil a enregistré 252,5 milliards de dollars d'activité en cryptomonnaies entre juillet 2025 et juin 2026, premier volume d'Amérique latine sur la période, selon les données de Chainalysis citées par Business Today.

L'opération vaut surtout pour le sens de la flèche. Les technologies de paiement éprouvées sur les corridors africains, où les transferts d'argent restent parmi les plus chers du monde, deviennent ici un produit d'exportation. Business Today y voit l'occasion, pour Yellow Card, de s'étendre au-delà de ses opérations africaines historiques, et rappelle que l'acquisition ne vaut pas agrément : la Banque centrale du Brésil doit encore se prononcer.

Sources et crédits photo

Photo : Wilfredor · CC0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées.

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