Taekwondo : privé de visa et de bourse, le capitaine sénégalais Mansour Lo renonce au Grand Prix de Paris

Story Africa·9 octobre 2026·2 min de lecture
Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Il devait monter sur le tapis parisien ; il restera à Dakar. Mouhamadou Mansour Lo, capitaine de la sélection sénégalaise de taekwondo et seul athlète du pays qualifié pour le Grand Prix de Paris, disputé du 8 au 11 octobre 2026, a annoncé le 9 octobre 2026 sur son compte Instagram qu'il ne participerait pas à la compétition, faute de visa et de moyens financiers, rapporte le site sénégalais Wiwsport. La pesée était prévue le lendemain matin.

« Cette absence est indépendante de ma volonté », écrit le combattant, qui dit être « sincèrement navré de ne pas pouvoir participer ».

Le plus lu du momentSanté : la Zambie signe 1,5 milliard de dollars avec Washington, le Zimbabwe et le Ghana refusent →

Un dossier bloqué pendant deux mois

Le récit qu'il livre est celui d'une mécanique administrative grippée. Son invitation lui est parvenue le 11 août 2026. Le 25 septembre, soit un mois et demi plus tard, la fédération l'informe que les frais de dépôt du visa et les démarches lui incombent personnellement. La procédure ralentit. Il finit par obtenir un rendez-vous à l'ambassade de France par l'intermédiaire d'une agence de voyage, qui ne lui a toujours pas répondu, selon Wiwsport.

À cela s'ajoute l'argent. Mansour Lo indique n'avoir jamais reçu sa bourse olympique : les formulaires d'évaluation lui ont été transmis le 9 septembre 2026 et il y a répondu dès le lendemain. Même avec un visa en poche, explique-t-il, il n'aurait pas eu les moyens de faire le voyage. La fédération sénégalaise de taekwondo n'a pas réagi publiquement, note le site.

Un athlète qui avait écrit l'histoire chez lui

Ce forfait est d'autant plus amer que Mansour Lo n'est pas un inconnu du circuit mondial. Les 28 et 29 juillet 2023, à la Dakar Arena, il avait remporté l'or des moins de 68 kg au Grand Prix Challenge, première édition de l'épreuve organisée au Sénégal, et était devenu le premier vainqueur sénégalais de cette compétition.

Le Grand Prix de Paris distribue des points au classement mondial. En restant à terre, l'athlète perd donc bien plus qu'une sortie : il perd un capital sportif qui se construit tournoi après tournoi, et qui conditionne les têtes de série, les invitations et, à terme, la route vers les Jeux.

L'histoire n'est pas isolée. Des athlètes du continent racontent régulièrement les rendez-vous consulaires introuvables, les frais avancés sur leurs propres deniers et les aides versées trop tard pour servir. Dans un pays qui s'apprête à accueillir en 2026 les premiers Jeux olympiques de la Jeunesse organisés en Afrique, le cas de son capitaine de taekwondo pose une question simple : à quoi sert une qualification arrachée sur le tapis si le passeport et la trésorerie l'annulent à la frontière ?

Cet article t'a plu ? Fais-le tourner.

Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone

Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.