Tchad : Paris et N'Djamena resignent un partenariat de defense, deux ans apres le depart des soldats francais

Story Africa·14 octobre 2026·2 min de lecture
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La France et le Tchad ont signé une déclaration d'intention sur leur coopération de défense, a rapporté RFI le 14 octobre 2026. Le texte a été paraphé par les ministres de la Défense des deux pays, en marge de la réception de Mahamat Idriss Déby Itno à l'Élysée par Emmanuel Macron. C'est le premier cadre écrit entre les deux armées depuis que N'Djamena a dénoncé, fin 2024, un accord de sécurité vieux de six décennies.

Selon RFI, la déclaration porte sur la formation, l'expertise, l'industrie et la technologie de défense, et sur les capacités des forces armées tchadiennes. L'Élysée indique que la coopération sécuritaire avait en réalité redémarré dès le début de 2026 : formation militaire, fourniture d'équipements, partage de renseignement. Une source diplomatique française citée par RFI évoque un « vide juridique » laissé par la rupture de 2024, qu'il fallait combler.

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Une rupture, puis un dégel en dix-huit mois

Fin 2024, le Tchad avait ordonné le retrait des troupes françaises. La décision prolongeait une séquence plus large : la France avait déjà quitté le Mali, le Burkina Faso et le Niger après les coups d'État survenus entre 2020 et 2023, pendant que les autorités de transition de ces pays se tournaient vers la Russie. Le dégel a commencé en janvier 2026, avec une première visite de Mahamat Idriss Déby Itno à l'Élysée, puis une rencontre en mai 2026 au sommet Africa Forward, à Nairobi.

Du renseignement français déjà sur place

Dans l'intervalle, la coopération n'avait jamais vraiment cessé. Un haut officier tchadien a déclaré à l'AFP que des officiers du renseignement français sont déployés à N'Djamena auprès de l'agence nationale tchadienne, et qu'un avion de surveillance français opère autour du lac Tchad, où Boko Haram reste actif. Le pays accueille par ailleurs, selon RFI, environ un million de réfugiés venus du Soudan en guerre.

Le volet économique, l'autre moteur

L'accord s'accompagne d'une offensive d'affaires. Le Medef a réuni 250 entreprises lors d'un forum consacré au Tchad en septembre 2026 et prévoit d'envoyer une délégation à N'Djamena. Les autorités tchadiennes affichent un objectif de 30 milliards de dollars de financements levés et une hausse du PIB de 60 % d'ici 2030.

Reste la question que posent les critiques de ce retour : ce que contient réellement un partenariat « renouvelé » entre une ancienne puissance coloniale et un État qu'elle a longtemps appuyé militairement. Une déclaration d'intention n'est pas un traité : son contenu opérationnel, et la part de contrôle que N'Djamena gardera sur les activités françaises menées depuis son territoire, restent à écrire.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.