Tigré : Addis-Abeba nomme une administration de six mois et promet des élections après le retrait du TPLF de Mekele

Story Africa·16 octobre 2026·2 min de lecture
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Le gouvernement fédéral éthiopien a installé le 16 octobre 2026 une administration intérimaire de six mois au Tigré, avec pour mission déclarée de ramener la région vers des élections. Selon allAfrica, le Conseil des ministres l'a créée par règlement, après une décision de la Chambre de la Fédération, en s'appuyant sur l'article 62(9) de la Constitution et sur la proclamation n° 359/1995.

Cinq responsables ont été désignés : Asefa Abraha Hagos à l'administration, Tewodros Aregay Woldeselassie à l'économie, le général de brigade Gebre Egziabher Beyene Hailu à la sécurité, Redae Hailuom Woldeselassie aux affaires politiques, et Shishay Amare comme maire de Mekele.

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Un mandat large, une autorité limitée

D'après le quotidien éthiopien Capital, l'administration doit rétablir les services publics, reconstruire les infrastructures, organiser le désarmement et la réintégration des combattants et faciliter le retour volontaire des déplacés. Le gouvernement précise que son autorité se limite aux services courants et à la préparation du scrutin, sous la direction du fédéral : c'est toute la question de la crédibilité d'élections organisées par une équipe nommée à Addis-Abeba.

Trois semaines de guerre avant la nomination

Les combats ont éclaté le 23 septembre 2026, quand le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) a lancé une offensive qui s'est étendue aux régions voisines d'Amhara et d'Afar, rapporte l'AFP reprise par l'Oman Observer. Le 3 octobre, un journaliste local et des habitants décrivaient le départ des combattants du TPLF de Mekele, devant l'avancée des forces progouvernementales. Le mouvement, qui avait écarté plus tôt dans l'année l'administration régionale nommée par le fédéral, dit avoir déplacé la sienne hors de la ville et être passé à une guerre défensive.

Son président, Debretsion Gebremichael, a annoncé en vidéo une stratégie de harcèlement, affirmant que « la guerre est régionale » et qu'elle porte sur le contrôle de la mer Rouge. Le gouvernement impute à son adversaire l'échec de l'accord de Pretoria et qualifie cette reprise des combats de « quatrième tentative échouée de faire la guerre ».

L'accord africain qui n'a jamais tenu

Conclu en 2022 avec l'appui d'institutions africaines et de Washington, l'accord de Pretoria avait mis fin à une guerre que l'Union africaine chiffre à plus de 600 000 morts entre 2020 et 2022. Il n'a jamais été pleinement appliqué, et son effondrement est un revers pour la médiation africaine.

La crise déborde les frontières. L'Éthiopie a expulsé dix diplomates érythréens et fermé son ambassade à Asmara ; l'Érythrée annonce rompre toute relation diplomatique et accuse Addis-Abeba de vouloir un accès à la mer par la force. Un diplomate égyptien a aussi été expulsé, Le Caire répliquant à l'identique. Au Tigré, les communications restent largement coupées et aucune date n'a été fixée pour le scrutin promis.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.