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Trappes : la famille de Pengo Bossio Wangi, tué à 26 ans, réclame justice et un sursaut contre le racisme

3 novembre 2026 · 2 min de lecture

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  • Un mort et sept blessés le 23 octobre 2026 à l'ouest de Paris.
  • Le 2 novembre, le père, une sœur et leur avocate ont parlé devant la presse française.

La famille de Pengo Bossio Wangi, un jeune homme noir de 26 ans tué le 23 octobre 2026 dans une fusillade à Trappes et à La Verrière, à l'ouest de Paris, a réclamé justice lors d'une conférence de presse tenue dans la capitale française le lundi 2 novembre 2026, rapporte Africanews.

Un mort et sept blessés, dont un enfant

L'attaque a fait un mort et sept blessés, parmi lesquels un enfant, selon Africanews. D'après le récit des procureurs rapporté par le média panafricain, l'assaillant a ouvert le feu au pistolet-mitrailleur depuis un véhicule en mouvement.

Un homme de 39 ans, identifié par ses seules initiales, Kevin T., a été interpellé le jour même. Le parquet national antiterroriste français l'a mis en examen pour meurtre et tentatives de meurtre en lien avec une entreprise terroriste, et ses avocats ont indiqué qu'il avait été placé en détention provisoire, toujours selon Africanews. Les procureurs affirment qu'il a reconnu avoir visé des personnes qui lui paraissaient musulmanes, africaines ou nord-africaines. L'enquête se poursuit et le suspect demeure présumé innocent.

La parole d'un père

Le père de la victime, Bolema Bossio Wangi, une de ses sœurs et leur avocate, Me Zineb Alami, se sont exprimés devant la presse à Paris. Le père a dit craindre pour l'avenir de ses enfants noirs et pour la place qu'ils pourront occuper dans la société française, rapporte Africanews. La famille a dit espérer un sursaut de conscience contre le racisme dans le pays.

Me Zineb Alami a rappelé que les personnes visées par ce type d'attaques sont françaises, selon le même média. Un hommage national aux victimes est attendu dans les prochains jours : la famille souhaite qu'il soit l'occasion d'une véritable prise de conscience et d'un engagement réel contre le racisme.

Le droit de vivre en sécurité

Pour les communautés africaines et afro-descendantes de France, l'affaire pose une question simple : celle du droit de vivre en sécurité et d'être reconnu comme pleinement citoyen. C'est la demande que porte la famille Bossio Wangi, qui attend désormais que la justice française établisse les faits et les responsabilités.

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