Uranium : tombé à 962 tonnes, le Niger veut redevenir un géant mondial grâce à de nouvelles mines

Le Niger prépare la remontée de sa production d'uranium, portée par des projets miniers et par des prix au plus haut depuis près de deux décennies, selon une analyse publiée le 5 octobre 2026 par l'Agence Ecofin. Longtemps premier producteur africain et quatrième mondial, le pays est retombé au huitième rang : sa production est passée de plus de 4 000 tonnes en 2015 à 962 tonnes en 2024.
Une filière vidée par le marché, puis reprise en main
Cet effondrement tient d'abord au marché : après la catastrophe de Fukushima en 2011, la demande et les prix se sont affaissés. La mine de Cominak a fermé, ses réserves épuisées. Le site d'Azelik a été suspendu en 2015 par la China National Nuclear Corporation (CNNC) faute de débouchés, et un protocole signé en 2023 avec l'État nigérien n'a pas encore donné de calendrier de reprise. Reste la Somaïr, nationalisée en juin 2025 et désormais exploitée par la société d'État Tsumco SA après le retrait du contrôle opérationnel au français Orano : c'est aujourd'hui le seul site actif du pays.
Le contexte a radicalement changé. Début juillet 2026, l'indicateur de l'oxyde d'uranium (U3O8) atteignait 97 dollars la livre, son plus haut niveau depuis plus de dix-huit ans, et s'y est maintenu au troisième trimestre, rapporte l'Agence Ecofin. Benchmark Mineral Intelligence anticipe un déficit d'offre de 18 % dès 2027, et l'Association nucléaire mondiale estime que la capacité nucléaire mondiale pourrait tripler d'ici 2050.
Le contexte a radicalement changé. Début juillet 2026, l'indicateur de l'oxyde d'uranium (U3O8) atteignait 97 dollars la livre, son plus haut niveau depuis plus de dix-huit ans, et s'y est maintenu au troisième trimestre, rapporte l'Agence Ecofin. Benchmark Mineral Intelligence anticipe un déficit d'offre de 18 % dès 2027, et l'Association nucléaire mondiale estime que la capacité nucléaire installée pourrait tripler d'ici 2050 au vu des engagements pris par les États.
Dasa et Madaouéla en première ligne
Deux projets portent cet espoir. Dasa, détenu à 80 % par le canadien Global Atomic et à 20 % par l'État nigérien, a sécurisé 56,9 millions de dollars canadiens en octobre 2026 ; son plan de développement, construit sur une hypothèse de 75 dollars la livre, bénéficie donc d'une marge inattendue. L'entreprise évoquait en janvier 2026 une construction estimée à 424,6 millions de dollars, une production attendue autour de 2027 et 68,1 millions de livres d'uranium sur vingt-trois ans. Le projet Madaouéla, porté par Atomic Eagle, a repris après plus de deux ans de pause et le règlement d'un différend avec les autorités nigériennes.
Ce qui peut encore faire échouer le pari
Les obstacles sont connus : bouclage des financements de construction et contraintes logistiques, notamment la fermeture de la frontière avec le Bénin, qui pèse sur les routes d'exportation. La Namibie, devenue première productrice du continent, augmente par ailleurs ses volumes. Pour les Nigériens, la vraie question reste moins le tonnage extrait que la part de cette rente qui restera au pays : une filière reconstruite sur ses propres termes serait, à l'échelle du continent, un test grandeur réelle de la souveraineté sur les matières premières.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.
