VIH : le lénacapavir, deux injections par an, déployé au Nigeria, au Kenya et en Afrique du Sud

Story Africa·3 octobre 2026·2 min de lecture
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Le lénacapavir, un médicament injectable deux fois par an qui prévient l'infection par le VIH, est en cours de déploiement en Afrique du Sud, au Kenya, en Zambie, au Nigeria et en Eswatini, rapportait Al Jazeera le 1er octobre 2026. Les essais cliniques menés en 2024 en Afrique du Sud et en Ouganda n'avaient relevé aucune infection parmi plus de 2 000 jeunes femmes participantes.

Ce que la médecine a de plus proche d'un vaccin

Pour Carlota Baptista da Silva, de Médecins sans frontières, citée par Al Jazeera, ce produit est ce que l'on a de « plus proche » d'un vaccin contre le VIH. Deux injections par an remplacent la prise quotidienne d'un comprimé, une contrainte qui pèse lourd là où l'accès aux centres de santé est difficile et où la stigmatisation reste forte, en particulier pour les jeunes femmes.

La molécule a été mise au point par le laboratoire américain Gilead. Elle est commercialisée aux États-Unis autour de 28 000 dollars par an, tandis que les versions génériques sont annoncées à environ 40 dollars par an, selon les chiffres cités par Al Jazeera. Le déploiement à grande échelle de ces génériques n'est toutefois pas attendu avant 2027, et Gilead prévoit d'approvisionner trois millions de personnes d'ici 2028.

Vingt-six pays laissés hors de l'accord

Au moins 26 pays à revenu intermédiaire sont exclus du dispositif de licences qui permet de produire ces génériques à bas prix, parmi lesquels le Brésil, le Mexique, l'Argentine et le Pérou. Ces pays représentaient environ 23 % des nouvelles infections mondiales en 2023, toujours selon Al Jazeera. Aucun pays ne devrait se retrouver « exclu » de l'accès aux génériques, plaide Médecins sans frontières.

Le calendrier se heurte par ailleurs à un recul des moyens. Les financements internationaux consacrés à la lutte contre le VIH ont chuté de 18 % en 2025, à 7,3 milliards de dollars, leur plus bas niveau depuis près de vingt ans. Le nombre de personnes recevant un traitement préventif (PrEP) est passé de 1,4 million en 2024 à 1,1 million en 2025.

Le dossier résume une inégalité ancienne : une innovation testée pour partie sur le continent, auprès de femmes africaines, mais dont la diffusion dépend de licences négociées ailleurs et de budgets décidés ailleurs. L'Afrique australe et l'Afrique de l'Est demeurent les régions les plus touchées par l'épidémie. La prochaine échéance est industrielle autant que politique : la mise sur le marché des génériques en 2027, et la liste des pays autorisés à les acheter.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.