Visa F-1 : Washington veut 70 000 dollars par diplômé étranger autorisé à travailler, le Nigeria en première ligne

Story Africa·10 octobre 2026·2 min de lecture
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Le département américain de la Sécurité intérieure (DHS) a publié le 8 octobre 2026 au Federal Register un projet de règle qui facturerait 70 000 dollars la première autorisation de travail post-diplôme d'un étudiant étranger, et 30 000 dollars chaque participation ultérieure. Le texte, porté par l'agence ICE, vise le programme Optional Practical Training (OPT), par lequel les titulaires d'un visa F-1 peuvent exercer un emploi aux États-Unis après leurs études.

La facture n'est pas adressée à l'étudiant mais à son établissement, qui doit payer avant que son conseiller enregistre la recommandation dans le système SEVIS. Le DHS reconnaît toutefois que les écoles pourront répercuter ce coût sur les étudiants, sur les employeurs, ou sur les deux. Un remboursement est prévu si l'autorisation d'emploi n'est pas délivrée, mais aucun après délivrance du document.

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Pourquoi les Africains sont très exposés

L'OPT est la porte d'entrée la plus utilisée vers le marché du travail américain après un diplôme : 294 253 étudiants y participaient selon les données citées par Le360 Afrique, en hausse de 21 %, et 194 554 titulaires d'un visa F-1 ont obtenu une autorisation OPT ou STEM OPT en 2024.

Or les effectifs africains sont considérables. D'après les chiffres Open Doors pour l'année universitaire 2024-2025 rapportés par Le360 Afrique, le Nigeria arrive en tête avec 21 847 étudiants aux États-Unis, en progression de 9,1 %, devant le Ghana (12 825), le Kenya (5 337), l'Égypte (4 518), l'Éthiopie (3 395), l'Afrique du Sud (2 952), le Zimbabwe (2 712), le Maroc (1 975), la RD Congo (1 794) et l'Ouganda (1 495). Le Rwanda (1 359), la Côte d'Ivoire (1 188) et le Cameroun (1 181) figurent dans le top 30.

Pour beaucoup de ces étudiants, les mois de travail autorisés après le diplôme sont ce qui rend l'investissement initial — frais de scolarité, prêts familiaux — économiquement tenable. Un droit d'entrée de 70 000 dollars, même acquitté par l'université, change l'arithmétique : les filières les moins rentables pour les établissements risquent d'être les premières à cesser de recommander leurs diplômés.

La justification officielle

Le DHS invoque la lutte contre la fraude, l'intégrité du système d'immigration et la protection des travailleurs américains, et soutient que les frais dissuaderaient d'utiliser l'OPT pour contourner le plafonnement des visas H-1B. Un porte-parole du ministère affirme que le programme « n'a jamais été conçu pour servir de porte dérobée » vers l'emploi américain, selon Le360 Afrique.

Rien n'est encore acquis. La consultation publique court jusqu'au 9 novembre 2026, et le volet administratif jusqu'au 7 décembre. Si une règle finale est publiée, elle n'entrerait en vigueur que 60 jours plus tard et ne s'appliquerait pas aux demandes déjà approuvées.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.