Wave rejoint le paiement instantané de la BCEAO, qui compte désormais 175 participants

Wave Digital Finance a rejoint la plateforme interopérable du système de paiement instantané (PI-SPI) de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. L'opérateur de mobile money, autorisé au Sénégal, apparaît sur la liste des participants arrêtée au 30 septembre 2026 et publiée par la BCEAO, selon l'Agence Ecofin et Financial Afrik.
Cette liste recense 175 établissements et prestataires autorisés à ouvrir les services de PI-SPI au public dans les huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. Le Sénégal en compte 43, la Côte d'Ivoire 38 et le Burkina Faso 20, d'après l'Agence Ecofin. La plateforme avait été lancée le 30 septembre 2025 à Dakar avec 45 participants seulement : en un an, leur nombre a donc presque quadruplé.
Sortir des réseaux fermés
Pour les clients de Wave, le changement est concret. Les transferts de l'opérateur circulaient d'abord à l'intérieur de son propre réseau d'utilisateurs et d'agents. Une fois raccordé à PI-SPI, un compte Wave peut envoyer et recevoir de l'argent, en quelques secondes, vers les banques et les autres émetteurs de monnaie électronique connectés à la plateforme régionale, rapporte l'Agence Ecofin.
Le calendrier avait été resserré par la banque centrale. Le 25 juin 2026, celle-ci avait fixé au 30 septembre 2026 l'échéance de connexion pour les banques, les établissements de monnaie électronique et les établissements de paiement de l'Union, toujours selon l'Agence Ecofin. Wave, acteur majeur du transfert d'argent au Sénégal et dans la sous-région, s'est donc aligné le jour même de la date limite.
Une infrastructure africaine pour l'argent des Africains
L'enjeu dépasse la technique. Dans une Afrique de l'Ouest où une part importante des paiements passe par des réseaux privés et parfois par des infrastructures étrangères, PI-SPI est une tuyauterie publique régionale, possédée par la banque centrale des huit États membres et pensée pour que l'argent circule d'un établissement à l'autre sans péage superflu. C'est le même combat que celui mené ailleurs sur le continent, du Kenya au Nigeria : garder la maîtrise des rails sur lesquels roule l'épargne africaine.
Restent les questions qui décideront du succès : le niveau des frais appliqués aux utilisateurs finaux, la fiabilité du service aux heures de pointe et le rythme auquel les derniers établissements rejoindront la plateforme. La liste, elle, est appelée à s'allonger.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.