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Web3 : la fermeture de Lisk le 31 octobre prive les start-up africaines d'un de leurs derniers financeurs

Story Africa·27 septembre 2026·2 min de lecture
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La blockchain Lisk fermera son réseau le 31 octobre 2026 et migrera ses activités restantes vers Celo, une plateforme concurrente, a rapporté TechCabal le 25 septembre 2026. Derrière une annonce technique se joue une perte concrète pour l'écosystème technologique africain : Lisk était l'un des rares acteurs encore disposés à financer des fondateurs Web3 en amorçage sur le continent.

Des dizaines de start-up accompagnées du Lagos au Cap

Selon le média nigérian, le programme d'incubation mené avec CV Labs avait admis 43 start-up réparties sur deux promotions, dont onze sont allées au bout du parcours, avec des subventions pouvant atteindre 100 000 dollars. Le partenariat avec AyaHQ avait touché plus de 35 jeunes pousses dans 25 pays, dont 25 ont reçu un financement de Lisk pouvant aller jusqu'à 150 000 dollars. Un autre chèque de 80 000 dollars avait servi à former des développeurs au Nigeria via Web3Bridge. Le gros des aides restait toutefois modeste : de 4 000 à 20 000 dollars par entreprise, souvent versés en jetons LSK — une monnaie dont la valeur pouvait fondre avant même que la start-up ne l'utilise.

Un modèle qui ne tenait pas

Lisk n'a pas fermé par désintérêt pour l'Afrique mais par manque de revenus : les applications hébergées sur son réseau ont cumulé 981 163 dollars de recettes, un montant sans rapport avec le coût d'exploitation d'une blockchain et d'un programme de subventions continental, note TechCabal. L'entreprise avait multiplié les tournées à Lagos, Nairobi et au Cap, en se concentrant sur le Nigeria, le Ghana, le Kenya et l'Afrique du Sud.

Un financement déjà en repli

Le retrait arrive au plus mauvais moment. Les entreprises africaines de la blockchain ont levé 90,1 millions de dollars en 28 opérations en 2025, soit une baisse de 26,6 % sur un an, selon les chiffres cités par TechCabal. Dans un marché aussi étroit, la disparition d'un financeur ne se remplace pas mécaniquement.

La leçon pour l'écosystème

L'épisode rappelle une dépendance ancienne : une partie de l'innovation africaine reste financée par des acteurs étrangers dont les priorités peuvent changer du jour au lendemain, et dont les subventions en jetons transfèrent le risque de change aux fondateurs. Les start-up accompagnées par Lisk devront trouver un nouveau réseau, un nouveau financement, ou les deux, avant la fin octobre. La question posée aux fonds africains, aux banques de développement et aux régulateurs du continent est simple : qui prend le relais ?

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.