Zimbabwe : état de catastrophe à Masvingo, 8 500 toits arrachés et 67 500 personnes touchées

Story Africa·8 octobre 2026·2 min de lecture
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Zimbabwe : état de catastrophe à Masvingo, 8 500 toits arrachés et 67 500 personnes touchées
Photo : Hendrik van den Berg · CC BY 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a déclaré l'état de catastrophe pour la ville de Masvingo, dans le sud du pays, après une violente tempête de grêle. L'annonce a été faite le 7 octobre 2026 par le ministre de l'Administration locale et des Travaux publics, Daniel Garwe, en vertu de l'article 27(1) de la loi sur la protection civile. Selon le communiqué du ministre, la tempête s'est abattue le lundi 5 octobre 2026.

Les chiffres donnent la mesure du choc : plus de 17 000 ménages endommagés, dont environ 8 500 dont la toiture a été entièrement arrachée, selon des évaluations préliminaires citées par le quotidien zimbabwéen The Herald. Près de 90 % des ménages recensés ont vu leurs vitres pulvérisées. Au total, 67 500 personnes seraient touchées dans la seule ville de Masvingo, dont 13 500 ménages dans les quartiers de Mucheke, Rujeko et Victoria Ranch.

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Aucun décès n'a été enregistré. Le nombre de blessés reste inconnu, avec des signalements non confirmés de blessures causées par des éclats de verre et des tôles emportées.

Sans électricité, donc sans eau

Les lignes et transformateurs de la compagnie nationale ZESA ont été détruits, privant la ville de courant. Les coupures ont à leur tour paralysé le pompage de l'eau, le drainage et les réseaux d'assainissement — ce que le gouvernement qualifie de risque sanitaire immédiat. C'est souvent ainsi que se jouent ces catastrophes : le vrai danger vient moins de la grêle que de l'eau qui ne coule plus.

L'école et la maternité frappées

L'université Great Zimbabwe a reporté la remise de ses diplômes du 7 au 23 octobre et suspendu ses cours jusqu'au 12 octobre 2026 sur son campus de Mucheke. Le Masvingo Polytechnic, l'école normale de Masvingo et le centre de formation Maud Muzenda ont aussi été endommagés, tout comme le mur de l'école primaire Hellen McGhie. Le foyer pour enfants Alpha Cottage, à Eastvale, a été durement touché, et la maternité de la clinique Runyararo sévèrement atteinte. Le bureau des passeports, le Grain Marketing Board et l'aéroport de Masvingo figurent parmi les autres bâtiments abîmés.

Une promesse d'indemnisation à vérifier

La protection civile et le commandement opérationnel conjoint ont ouvert des abris temporaires et un centre d'évaluation à Mucheke Hall ; les habitants doivent s'enregistrer auprès du coordinateur de district. La Croix-Rouge et Christian Care se disent prêtes à héberger des déplacés. Le ministre Garwe a appelé le secteur privé et les partenaires à soutenir les secours.

Le gouvernement affirme que le chiffrage des dégâts se poursuit et que les sinistrés seront indemnisés. Aucun montant n'a été annoncé. Dans un pays où les promesses d'aide après catastrophe ont souvent tardé, c'est sur ce point précis que les habitants de Masvingo jugeront l'état de catastrophe décrété en leur nom.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.