Zimbabwe : la Haute Cour confirme qu'une mère n'a plus la garde automatique de ses enfants

Story Africa·17 octobre 2026·2 min de lecture
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Zimbabwe : la Haute Cour confirme qu'une mère n'a plus la garde automatique de ses enfants
Photo : User:Digr · CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

La Haute Cour du Zimbabwe a réaffirmé le 16 octobre 2026 que les mères ne bénéficient plus d'aucune préférence automatique pour la garde de leurs enfants, et que seul l'intérêt supérieur de l'enfant, non le sexe du parent, détermine où celui-ci vit. La juridiction, siégeant à Chinhoyi sous la plume de Catherine Bachi-Mzawazi, a débouté une mère qui réclamait la garde exclusive de ses trois enfants mineurs, selon le journal New Zimbabwe.

Une affaire de famille devenue affaire de principe

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Florence Muoni demandait que ses trois enfants, qui vivent avec leur père Joseph Dzotizeyi et la première épouse de celui-ci, lui soient confiés. Son union coutumière avec le père avait pris fin en septembre 2024. Elle reprochait à ce dernier de lui barrer l'accès aux enfants et de l'écarter des décisions les concernant, y compris en l'empêchant de leur rendre visite dans leurs internats.

La Cour n'a pas retenu de motif suffisant pour déplacer les enfants. Elle a relevé que la mère ne disposait pas de résidence permanente et que les enfants avaient besoin de stabilité. Elle a également noté que le père n'avait pas coopéré à la procédure, tout en constatant que les rapports versés au dossier ne mettaient pas en cause ses capacités parentales.

Ce que la décision organise concrètement

La mère obtient un droit d'accès à ses trois enfants pendant les deux premières semaines de chaque vacance scolaire, le père conservant le reste. Celui-ci doit la consulter sur les questions de tutelle lorsque la loi l'exige. En cas de désaccord persistant, la décision du parent gardien prévaut. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.

Une réforme de 2022 qui change le droit de la famille

Le raisonnement s'appuie sur la loi de 2022 portant modification de la loi sur la tutelle des mineurs, qui a abrogé les dispositions accordant au père la tutelle principale et à la mère une préférence pour la garde. Les deux parents doivent désormais se consulter sur les questions de tutelle. La Cour s'est également référée à un arrêt de la Cour suprême, Chantelle Tatenda Muteswa contre Frank Buyanga Sadiqui.

« L'intérêt supérieur de l'enfant » demeure « dominant », souligne la décision, qui relève que les pères sont désormais reconnus comme des gardiens capables au même titre que les mères, selon New Zimbabwe.

La portée est double. Le texte de 2022 met fin à une inégalité ancienne qui privait les mères de la tutelle de leurs propres enfants. Mais, appliqué à une mère sans logement stable, le critère neutre de l'intérêt de l'enfant peut aussi faire peser la précarité économique contre le parent qui en souffre. C'est aux juridictions zimbabwéennes de concilier les deux exigences.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.