12 octobre 1951 : Simon Kimbangu meurt après 30 ans dans les prisons coloniales belges

Le 12 octobre 1951, Simon Kimbangu meurt dans la prison d'Élisabethville, au Katanga (aujourd'hui Lubumbashi), après trente ans de détention. Ce catéchiste du Kongo central avait été condamné à mort par un conseil de guerre belge le 3 octobre 1921, pour avoir prêché devant des foules que l'administration coloniale jugeait incontrôlables.
Six mois de prédication, trente ans de cachot
Le plus lu du momentSanté : la Zambie signe 1,5 milliard de dollars avec Washington, le Zimbabwe et le Ghana refusent →Son ministère public n'a duré que quelques mois. Le 6 avril 1921, il guérit une jeune femme, Nkiantondo : cette date est retenue comme celle de la fondation de son Église, selon le Conseil œcuménique des Églises. En mai, des milliers de pèlerins convergent vers son village de Nkamba. Le 6 juin, il échappe à une colonne de la Force publique ; il est arrêté le 12 septembre 1921, d'après la chronologie établie par le World Religions and Spirituality Project (université Virginia Commonwealth).
Le procès se tient sans avocat. Jugé pour atteinte à la sûreté publique, il est condamné à mort le 3 octobre 1921. Le roi Albert Ier commue la peine en détention à perpétuité le mois suivant, après une pétition d'administrateurs coloniaux et de missionnaires baptistes, rapporte le Dictionary of African Christian Biography (université de Boston). Il est incarcéré à Stanleyville, puis à Élisabethville, à environ 2 000 kilomètres de son village natal.
Une répression de masse, longtemps passée sous silence
La machine coloniale ne s'arrête pas à lui. Le kimbanguisme est interdit et ses disciples relégués aux quatre coins de la colonie : 37 000 familles déportées entre 1921 et 1951, selon le Conseil œcuménique des Églises. À partir de 1940, les exilés les plus en vue sont placés dans des camps de travail surveillés, où beaucoup meurent.
Sur sa naissance, les historiens divergent : l'Église kimbanguiste retient le 12 septembre 1887, une date qu'elle a elle-même fixée faute d'état civil, tandis que plusieurs travaux universitaires la situent plutôt en septembre 1889. Kimbangu, lui, refusait le titre de prophète et se présentait comme l'« envoyé spécial » de Jésus-Christ, formule passée dans le nom officiel de son Église.
L'Église que la colonie voulait effacer
L'État belge finit par reconnaître l'Église de Jésus-Christ sur la terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu le 24 décembre 1959, six mois avant l'indépendance du Congo. En 1960, les restes du fondateur sont ramenés à Nkamba, devenu lieu de pèlerinage. L'Église rejoint le Conseil œcuménique des Églises en 1969 et compte aujourd'hui plusieurs millions de fidèles, du Congo aux diasporas d'Europe et d'Amérique.
À retenir
Trente ans de prison pour six mois de prédication : la mort de Simon Kimbangu, le 12 octobre 1951, rappelle qu'au Congo belge une foi africaine autonome était jugée comme un délit politique. Un siècle plus tard, l'Église née à Nkamba a survécu à l'empire qui l'avait interdite.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.
Sources
- Simon Kimbangu — Wikipédia (anglais)
- Kimbangu, Simon — Dictionary of African Christian Biography (Boston University)
- Kimbanguist Church (EJCSK) Timeline — World Religions and Spirituality Project
- Église de Jésus Christ sur la terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu — Conseil œcuménique des Églises
- Simon Kimbangu — Wikipédia (français)





