À l'ONU, le Niger accuse la France et l'Ukraine de soutenir des groupes armés

Le Premier ministre du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, a accusé la France et l'Ukraine de soutenir des groupes armés prêts à attaquer les positions militaires et les installations pétrolières de son pays, dans un discours prononcé à la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations unies, à New York. Le média tchadien Tchadinfos, qui a rapporté l'intervention le 26 septembre 2026, cite le chef du gouvernement évoquant « les proxies dirigés par cette France, appuyés par l'Ukraine » ainsi que deux autres pays qu'il n'a pas nommés, présents selon lui « à nos frontières nord-est ».
Des accusations graves, sans éléments de preuve publics
Selon Tchadinfos, le Premier ministre n'a présenté aucun élément de preuve à l'appui de ces affirmations. Paris avait qualifié des accusations similaires de « pure fantaisie » début septembre 2026, toujours d'après le même média. L'Ukraine n'a pas réagi publiquement à ces propos dans l'immédiat.
L'enjeu économique désigné est identifiable : le Niger exporte son brut depuis 2024 via un oléoduc reliant les champs d'Agadem, dans l'est du pays, à la côte atlantique. Cette infrastructure est devenue le principal levier des recettes de l'État et, de ce fait, un point de vulnérabilité stratégique.
Souveraineté, uranium et réforme du Conseil de sécurité
Au-delà des accusations, le discours a été construit autour de la souveraineté. Selon le site Niger Diaspora, qui en a publié un compte rendu daté du 25 septembre 2026, Ali Lamine Zeine a défendu le droit du Niger à conduire ses propres choix en matière de sécurité, d'exploitation de ses ressources et de coopération internationale. Il a demandé que les revenus de l'uranium et du pétrole bénéficient davantage à la population nigérienne et annoncé la volonté de commercialiser l'uranium sur le marché international.
Le Premier ministre a également réaffirmé l'importance de la Confédération des États du Sahel, qui réunit le Niger, le Burkina Faso et le Mali, et réclamé une représentation permanente de l'Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies — une revendication portée cette semaine par plusieurs délégations du continent.
Les relations entre Niamey et Paris se sont dégradées depuis la prise du pouvoir par les militaires en juillet 2023, suivie du départ des forces françaises. Le contentieux s'est étendu au secteur minier, où l'État nigérien a repris la main sur plusieurs actifs. Reste que des accusations d'une telle gravité portées devant l'Assemblée générale appellent des éléments vérifiables : sans elles, elles alimentent la controverse plus qu'elles ne l'éclairent. Aucune enquête internationale n'a été annoncée à ce jour.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.