Afrique du Sud : plus de 116 000 Zimbabwéens rentrés après la campagne anti-migrants de 2026

Plus de 116 000 Zimbabwéens ont quitté l'Afrique du Sud pour rentrer chez eux après la campagne anti-immigrés menée au premier semestre 2026, selon des chiffres rapportés par Al Jazeera dans un reportage publié le 4 octobre 2026 consacré à leur retour.
Au cœur de cette campagne, le mouvement March and March, qui accuse les migrants de prendre les emplois des Sud-Africains et de saturer les services publics. Le groupe avait fixé au 30 juin 2026 un ultimatum pour le départ des personnes sans papiers et, selon Al Jazeera, menait des descentes au domicile de familles étrangères pour les sommer de partir.
Un départ par la peur, pas par la loi
Le gouvernement sud-africain a publiquement rejeté cet ultimatum, indiquant que le 30 juin serait une journée ordinaire et mettant en garde contre toute intimidation. Cela n'a pas suffi. Des milliers de personnes sont parties par crainte des violences, en particulier dans la province du KwaZulu-Natal et à Port Elizabeth.
Au 28 juillet 2026, 116 670 Zimbabwéens étaient rentrés, précise Al Jazeera : 36 940 avec une forme d'aide publique et 79 730 par leurs propres moyens. L'écart dit l'essentiel. La grande majorité a organisé son départ seule, sans accompagnement, en abandonnant logement, emploi et scolarité en cours.
« Ce n'était plus sûr. Ils fouillaient nos maisons », témoigne auprès d'Al Jazeera Samantha Chimbuya, rentrée au Zimbabwe, qui décrit un climat de peur. Un autre revenant, Sidney Bunya, fait partie de ceux qui tentent aujourd'hui de reconstruire une activité dans un pays dont l'économie, déjà fragile, n'avait pas prévu d'absorber en quelques semaines plus de cent mille actifs.
Le prix d'une fracture entre Africains
Cette crise n'oppose pas l'Afrique au reste du monde : elle oppose des Africains à d'autres Africains. Les transferts d'argent des Zimbabwéens d'Afrique du Sud faisaient vivre des ménages entiers dans les campagnes du Zimbabwe ; leur interruption brutale déplace la pauvreté plutôt qu'elle ne la résout, des deux côtés de la frontière.
L'Afrique du Sud reste le premier pays d'accueil du continent et la xénophobie y est une plaie récurrente, nourrie par un chômage de masse que les migrants n'ont pas créé. La question posée aux États africains et à l'Union africaine est celle d'un cadre réel de libre circulation et de protection : sans droits reconnus, chaque crise sociale trouvera les mêmes boucs émissaires.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.

