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Afrique du Sud : un dixième corps de femme retrouvé près de Johannesburg depuis la mi-juillet

Story Africa·27 septembre 2026·2 min de lecture
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La police de la province du Gauteng a annoncé la découverte, le 26 septembre 2026, du corps d'une femme à Thembisa, dans la municipalité d'Ekurhuleni à l'est de Johannesburg. Il s'agit du dixième corps de femme retrouvé dans cette zone depuis la mi-juillet 2026, rapporte Al Jazeera.

Le chef de la police provinciale, Tommy Mthombeni, a déclaré que des enquêteurs de haut niveau avaient été affectés au dossier et s'est engagé à identifier les responsables. Une autopsie est attendue. À ce stade, aucune conclusion officielle n'établit qu'un même auteur soit impliqué dans l'ensemble des faits : selon Mthombeni, cité par Al Jazeera, plusieurs affaires présentent des similitudes sans que les éléments recueillis permettent de les relier.

Une série de découvertes en dix semaines

La chronologie donnée par la police dessine une concentration inhabituelle. Trois corps ont été retrouvés entre juillet et août 2026 dans un rayon d'environ six kilomètres à Ekurhuleni. Six autres découvertes ont eu lieu en dix jours au début du mois de septembre 2026. Les victimes identifiées avaient entre vingt et trente ans.

Deux dossiers ont connu des développements judiciaires distincts. Dans la première affaire, à la mi-juillet, un homme a été interpellé puis relâché sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui. Dans le neuvième cas, que les enquêteurs estiment isolé et lié à une affaire personnelle, deux femmes ont été inculpées. La présomption d'innocence s'applique à toutes les personnes mises en cause.

Un chiffre national qui écrase le fait divers

Ces découvertes s'inscrivent dans un contexte que les statistiques rendent difficilement contestable : l'Afrique du Sud enregistre en moyenne quinze femmes tuées chaque jour et figure parmi les pays affichant les taux de féminicide les plus élevés au monde, selon Al Jazeera. Le président Cyril Ramaphosa a réagi à la dixième découverte en y voyant, selon ses mots, « une honte pour les hommes » du pays.

C'est là que l'affaire cesse d'être une série de faits divers pour devenir une question politique. Dix corps dans un même bassin urbain en dix semaines interrogent la capacité de l'appareil policier à protéger les femmes des quartiers populaires et à mener des enquêtes jusqu'au bout, dans un pays doté d'une Constitution parmi les plus protectrices du continent et d'un arsenal législatif abondant contre les violences de genre.

Défendre les droits des Africaines suppose d'exiger des comptes des institutions censées les garantir. Les familles des victimes de Thembisa attendent désormais des inculpations, pas des déclarations.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.