Afrique du Sud : une pétition réclame une unité policière permanente contre les tueurs et violeurs en série

Une pétition adressée aux ministres sud-africains de la Police et des Finances réclame la création d'une unité policière permanente chargée d'enquêter sur les meurtres et les viols en série. Lancée par la militante Deminkha Pillay, 24 ans, et l'organisation citoyenne Amandla.mobi, elle avait réuni quelques centaines de signatures au 25 septembre 2026, selon RFI.
Une brigade qui fonctionne toute l'année
La revendication centrale n'est pas symbolique : les initiatrices demandent une structure qui travaille en continu, et non une cellule montée dans l'urgence à chaque vague d'indignation puis démantelée une fois l'attention retombée. Elles exigent aussi une ligne budgétaire réservée, condition sans laquelle, estiment-elles, l'annonce resterait lettre morte.
Neuf femmes retrouvées mortes en quelques semaines
La mobilisation intervient après la découverte, en l'espace de quelques semaines, des corps de neuf femmes dans la région de Johannesburg, rapporte RFI. Dans le KwaZulu-Natal, deux hommes présentés comme des violeurs en série ont récemment été arrêtés ; ils sont soupçonnés respectivement de 14 et 16 viols, selon la même source. Aucun n'a été jugé à ce jour et la présomption d'innocence leur reste acquise.
Des lois qui existent, des moyens qui manquent
L'Afrique du Sud dispose d'un arsenal législatif parmi les plus complets du continent en matière de violences faites aux femmes, et les autorités avaient qualifié ces violences de désastre national l'an dernier, rappelle RFI. Le décalage que pointe la pétition est celui-là : entre un cadre juridique avancé et des enquêtes qui n'aboutissent pas faute d'enquêteurs spécialisés, de médecine légale et de continuité administrative.
Une question qui dépasse Pretoria
Le débat traverse le continent. Partout, les textes protecteurs se sont multipliés au cours des vingt dernières années — conventions régionales, lois nationales, plans d'action — sans que les budgets d'application suivent au même rythme. Tenir les pouvoirs africains pour comptables de leurs propres engagements fait partie de la défense des droits des Africaines, au même titre que la dénonciation des injustices venues de l'extérieur.
Les deux ministères destinataires n'avaient pas répondu publiquement à la pétition au 25 septembre 2026. La suite se jouera sur le nombre de signatures rassemblées et sur la réponse, ou l'absence de réponse, du gouvernement.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.