« Agbara Nla » : le remake d'un film lancé avec 5 000 nairas dépasse 307 millions au box-office nigérian

Le film nigérian « Agbara Nla : The Return » a dépassé 307,2 millions de nairas de recettes dans les salles du pays, a annoncé le 16 octobre 2026 son distributeur, Nile Group, dont l'annonce est rapportée par le quotidien nigérian Blueprint. Deux semaines après sa sortie, le 1er octobre 2026, il se classe quatrième parmi les films nollywoodiens les plus rentables de l'année.
Un démarrage record hors de la saison de décembre
Le plus lu du momentTrump parle d'un « pays totalement différent » : Hargeisa y voit un pas vers la reconnaissance →Selon Premium Times, les avant-premières ont rapporté environ 71,4 millions de nairas pour 12 134 entrées jusqu'au 1er octobre, puis 99,2 millions pour 16 223 entrées du 2 au 4 octobre, soit près de 170,6 millions en quatre jours. Le journal y voit le meilleur démarrage d'un film nollywoodien sorti entre janvier et novembre, et le meilleur pour une production chrétienne. Les records absolus restent détenus par deux sorties de décembre, « Everybody Loves Jenifa » (environ 206 millions de nairas) et « Behind the Scenes » (environ 205,5 millions).
De 5 000 nairas en 1993 à un remake de studio
Le film rejoue « Agbara Nla », tourné en 1993 par Mount Zion, le studio évangélique de Mike Bamiloye. Celui-ci a raconté à Premium Times avoir commencé le tournage « avec 5 000 nairas », dans des conditions matérielles très dures. Le remake est réalisé par ses fils, Damilola Mike-Bamiloye et Joshua « Jay Mikee » Mike-Bamiloye, et produit par Mount Zion Film Productions, Circuits et Sozo Films, avec Chris Odeh. Nile Entertainment en assure la distribution.
Le succès conforte une idée que l'industrie nigériane commence à admettre : son public ne se limite ni à la fenêtre de décembre ni aux comédies urbaines de Lagos. Un studio né de l'évangélisation, longtemps diffusé en cassettes puis en ligne, place un long-métrage en tête d'affiche face à des productions adossées aux plateformes internationales. C'est aussi un rappel utile : les industries culturelles africaines les plus solides se sont souvent bâties sans capitaux étrangers, à partir d'un public local qui paie sa place.
Une prudence s'impose sur les chiffres : ils proviennent du distributeur, diffusés sur son compte Instagram le 16 octobre 2026, et non d'un organisme indépendant de mesure, Premium Times ne citant aucun guichet unique de comptage pour le marché nigérian. Le film reste à l'affiche, et le classement de 2026 ne se figera qu'après la saison de décembre, de loin la plus lucrative du calendrier nollywoodien.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





