Algérie : 61 Marocains arrêtés, soupçonnés de préparer des « actes de sabotage »

Story Africa·12 octobre 2026·2 min de lecture
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Les autorités algériennes ont annoncé l'arrestation de 61 ressortissants marocains, soupçonnés de préparer des « actes de sabotage portant atteinte à la sécurité et à l'ordre public », rapporte Africanews le 12 octobre 2026. Les interpellations ont eu lieu en Algérie au cours des premiers jours du mois, sans date précise communiquée. Selon les informations rapportées, les suspects seraient entrés dans le pays par des sentiers de montagne depuis la Tunisie voisine. Un ancien militaire de l'armée marocaine figurerait parmi eux.

À Rabat, la Direction générale de la sûreté nationale a réagi dimanche en décrivant le groupe comme faisant partie d'un « réseau criminel marocain international », une lecture très différente de celle d'Alger. Aucune des deux versions n'a été vérifiée de façon indépendante, et les personnes interpellées bénéficient de la présomption d'innocence.

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Deux voisins qui ne se parlent plus

L'affaire tombe dans un climat déjà lourd. La frontière terrestre entre les deux pays est fermée depuis 1994, et en 2021 Alger a rompu ses relations diplomatiques avec Rabat. Le contentieux de fond reste le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole riche en minerais que les Nations unies considèrent comme un territoire non autonome. Le Maroc le contrôle depuis près de cinq décennies et le considère comme partie intégrante de son territoire ; l'Algérie soutient le Front Polisario et sa revendication d'autodétermination.

Au mois de mai, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution soutenant le plan d'autonomie marocain, estimant qu'une autonomie sous souveraineté marocaine pourrait être la solution « la plus réalisable » à ce conflit vieux de cinquante ans, selon Africanews. Une évolution diplomatique majeure, vécue à Alger comme un revers.

Ce que coûte la brouille

Entre l'Algérie et le Maroc, ce sont deux peuples maghrébins liés par la langue, la religion, la famille et le commerce qui paient l'addition : une frontière fermée depuis trente-deux ans, un Maghreb économiquement morcelé, et désormais des citoyens qui se retrouvent en détention de l'autre côté d'une ligne que leurs grands-parents traversaient librement.

La suite dépendra du traitement judiciaire réservé aux 61 détenus et de la capacité des deux capitales à éviter l'escalade verbale. Ni Alger ni Rabat n'a annoncé, à ce stade, de canal de discussion sur ce dossier.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.