Bassin du Congo : des archives révèlent un réchauffement dès les années 1960

Le bassin du Congo enregistrait déjà une hausse marquée de ses températures durant les années 1960. Selon une étude publiée le 12 octobre 2026 dans la revue scientifique Earth System Dynamics, ce constat repose sur l'analyse de près de 10 000 feuilles de relevés météorologiques manuscrits, retrouvées et numérisées en République démocratique du Congo (RDC).
Ces documents précieux étaient conservés au sein des archives de l'Institut national pour l'étude et la recherche agronomiques (INERA), situé à Yangambi. Cette découverte scientifique permet de combler une lacune historique majeure, le manque de données anciennes ayant longtemps empêché de mesurer avec précision l'évolution climatique de cette zone forestière cruciale pour le continent.
Le plus lu du momentBoxe : deux championnats d'Afrique rivaux en octobre 2026, à Nairobi puis à Kinshasa →L'étude met en lumière une augmentation des températures maximales d'environ 0,7 °C entre 1961 et 1990 dans le bassin du Congo. Les chercheurs ont également noté une recrudescence des épisodes de fortes précipitations au niveau de certaines stations météorologiques, bien que ces données ne permettent pas encore de définir une tendance climatique globale pour l'ensemble de la région.
En plus de documenter le passé, ces archives constituent une ressource essentielle pour les scientifiques contemporains. L'objectif est désormais d'intégrer ces informations historiques dans les modèles actuels afin de mieux anticiper les dynamiques futures et de soutenir les stratégies d'adaptation des populations locales face aux conséquences du dérèglement climatique.
Notre regard
La redécouverte de ces archives nationales souligne l'importance vitale de la souveraineté scientifique africaine. En valorisant les données conservées par l'INERA, les chercheurs africains reprennent la main sur la compréhension de leur propre écosystème. Cette démarche est un levier indispensable pour que les pays du bassin du Congo puissent imposer leurs propres diagnostics dans les négociations climatiques mondiales, garantissant ainsi une meilleure protection de leurs ressources.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


