Cameroun : l'avocate Alice Nkom condamnée à un an de prison avec sursis pour « bris de scellés »

Le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a condamné, le 21 septembre 2026, l'avocate camerounaise Alice Nkom à un an de prison avec sursis et 500 000 francs CFA d'amende pour « bris de scellés », rapportent RFI et le site camerounais 237actu. La présidente du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) a en revanche été relaxée du chef de rébellion, le délit n'ayant pas été retenu.
Des scellés retirés publiquement
Le 6 décembre 2024, le ministre de l'Administration territoriale Paul Atanga Nji suspend le Redhac pour trois mois, en invoquant des soupçons de financements illicites. Trois jours plus tard, les autorités apposent des scellés sur les bureaux de l'organisation à Douala. Alice Nkom les retire ensuite publiquement, estimant la mesure illégale — selon Camer.be, après une ordonnance du tribunal administratif. C'est ce geste, et lui seul, que la justice a sanctionné.
Outre l'amende, l'avocate doit régler 62 100 francs CFA de dépens, précise 237actu, qui indique que la contrainte par corps a été écartée. Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du Redhac, poursuivie dans le même dossier, a été relaxée. Selon RFI, Alice Nkom compte faire appel ; le délai légal est de dix jours.
Ce que la procédure dit, et ne dit pas
La suspension prononcée fin 2024 visait, selon le ministère, des soupçons de financements illicites. Aucune condamnation pour ces faits n'apparaît dans les comptes rendus consultés : ce qui a été jugé, c'est le retrait des scellés, pas l'origine des fonds de l'organisation. Le Redhac documente depuis des années les atteintes aux libertés en Afrique centrale, y compris au Cameroun.
Ce qui vient ensuite
Si l'appel est formé dans les délais, la cour d'appel devra réexaminer le dossier ; le sursis signifie qu'Alice Nkom n'est pas incarcérée. L'affaire dépasse le cas d'une avocate. Défendre les droits des Africains, c'est aussi défendre les citoyens face à leurs propres gouvernements : la place laissée aux organisations qui surveillent le pouvoir est un indicateur aussi parlant qu'un taux de croissance. La présomption d'innocence et le droit de recours, eux, valent pour toutes les parties.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.