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Cameroun : La DGRE au cœur d'un marché noir de renseignements selon Jeune Afrique

Story Africa·27 septembre 2026·2 min de lecture
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La Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) du Cameroun, autrefois institution crainte, traverse une période de fragilisation marquée par des dérives inquiétantes. Selon une enquête menée par Jeune Afrique, l'agence est devenue le théâtre d'un marché noir où des informations confidentielles sont vendues contre rémunération. Cette situation révèle une privatisation préoccupante de cet appareil d'État, censé assurer la sécurité nationale mais désormais détourné à des fins privées.

D'après les révélations de François Soudan, directeur de la rédaction de Jeune Afrique, lors d'une intervention sur RFI, il est possible d'obtenir des rapports de renseignements pour des sommes dérisoires. Pour moins de 25 000 francs CFA, soit environ 40 euros, des agents peuvent fournir des données détaillées sur des communications privées. Ce commerce illicite attire des profils variés, allant d'hommes d'affaires à des acteurs politiques, cherchant à obtenir des avantages ou à nuire à leurs adversaires.

Cette dégradation des services de renseignement s'inscrit dans un contexte de tensions politiques intenses au sommet de l'État. L'entourage du président Paul Biya est en proie à une guerre de clans qui affaiblit les institutions. Ces manœuvres se cristallisent autour de la question de la succession à la tête du pays, impliquant notamment la première dame, Chantal Biya, et le fils aîné du chef de l'État, Franck Biya, ce dernier bénéficiant du soutien de Samuel Mvondo Ayolo.

L'enquête d'Yves Plumey Bobo, envoyé spécial à Yaoundé, souligne la précarisation des agents de la DGRE, qui contribue à cette dérive. L'institution, autrefois redoutée par les opposants, semble aujourd'hui vidée de ses moyens et de sa substance. Cette transformation en un outil de pression accessible au plus offrant pose la question de la protection de la vie privée des citoyens et de l'intégrité des structures étatiques camerounaises face aux ambitions personnelles de certains acteurs.

Notre regard

La transformation d'un service de renseignement en une officine de services privés illustre une crise profonde de la gouvernance. Pour les citoyens africains, la souveraineté d'un État repose sur l'intégrité de ses institutions. Lorsque l'appareil sécuritaire est instrumentalisé par des clans pour des luttes de pouvoir, c'est la confiance des populations envers leurs dirigeants et leur droit à la protection qui sont directement bafoués.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.