Cameroun : la justice se déclare incompétente face au recours de Jean-Michel Nintcheu

La justice camerounaise a statué sur deux dossiers majeurs initiés par l'opposant politique Jean-Michel Nintcheu, le 24 septembre 2026 à Yaoundé. Selon RFI, le tribunal de grande instance du Mfoundi s'est déclaré incompétent pour traiter la plainte déposée contre le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh. Cette décision intervient plus de deux ans après l'introduction formelle du recours par le député en février 2024.
Dans sa démarche judiciaire, Jean-Michel Nintcheu demandait aux magistrats d'interdire au secrétaire général ce qu'il qualifiait d'usurpation des prérogatives du chef de l'État, en dénonçant notamment la pratique des « hautes instructions ». Déplorant le délai de deux années pris par la juridiction pour finalement constater son incompétence, le parlementaire a d'ores et déjà annoncé son intention d'interjeter appel afin de maintenir cette question dans le débat public.
La seconde procédure examinée le même jour concerne une requête déposée par la formation politique de l'opposant, le Front pour le changement du Cameroun, directement contre le président Paul Biya. Dans cette affaire introduite en avril 2024, le parti réclame le respect du calendrier électoral et la fin de la prorogation des mandats des députés à l'Assemblée nationale. Le tribunal a choisi de renvoyer l'examen du dossier au 26 novembre 2026 pour recevoir les conclusions du parquet.
Ces actions judiciaires s'inscrivent dans un contexte de modifications répétées des échéances électorales au Cameroun, comme le précise RFI. Les mandats des députés et des conseillers municipaux devaient initialement prendre fin en mars 2025. Après un premier allongement d'une année jusqu'en mars 2026, ces mandats ont fait l'objet d'une nouvelle prorogation qui repousse leur terme jusqu'au début de l'année 2027.
Notre regard
La transparence institutionnelle et le respect rigoureux des calendriers électoraux sont des piliers fondamentaux pour la dignité des peuples et l'exercice de la souveraineté citoyenne. L'accès à une justice diligente est un droit démocratique inaliénable. Les aspirations légitimes de la jeunesse et de la population africaine exigent des institutions claires, garantes d'un débat politique équitable et serein.
Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone
Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.