Côte d'Ivoire : Meta prépare la monétisation des créateurs de contenu, après des tests jugés concluants

Story Africa·5 octobre 2026·2 min de lecture
Partager WhatsApp FacebookXTelegram
Côte d'Ivoire : Meta prépare la monétisation des créateurs de contenu, après des tests jugés concluants
Photo : geehairimages · CC BY 2.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Les autorités ivoiriennes et des représentants de Meta se sont retrouvés à Abidjan le 1er octobre 2026 pour une réunion de point d'étape sur la monétisation des contenus publiés depuis la Côte d'Ivoire, rapporte l'Agence Ecofin le 5 octobre 2026. Le groupe américain y a confirmé que ses tests pilotes avaient été concluants et qu'il préparait l'ouverture officielle du dispositif aux créateurs ivoiriens.

Un chantier ouvert depuis février 2026

Le dossier n'est pas né de rien. Les discussions ont été engagées dès février 2026 entre le gouvernement et les instances de régulation de l'audiovisuel, dont la Haute autorité de la communication audiovisuelle, pour que les contenus produits dans le pays puissent générer des revenus directs sur les plateformes du groupe. Jusqu'ici, de nombreux créateurs ivoiriens accumulaient des millions de vues sans pouvoir être rémunérés par Facebook, faute d'éligibilité de leur pays aux programmes de partage de revenus.

Des conditions encore à préciser

Les modalités exactes restent à clarifier avant le lancement. Meta indique que les rémunérations tiendront compte des performances des contenus éligibles, selon le cadre déjà appliqué à son programme destiné aux créateurs. Ces revenus viendront compléter les sources existantes, comme les collaborations avec des marques ou les opérations commerciales, qui constituent aujourd'hui l'essentiel des gains des influenceurs du pays.

Un marché d'audience déjà constitué

Le potentiel est mesurable. La Côte d'Ivoire comptait 13,4 millions d'internautes en octobre 2025, soit 40,7 % de sa population, et l'audience potentiellement accessible sur Facebook y est estimée à 8,4 millions de personnes. Pour une génération d'humoristes, de vidéastes et de journalistes en ligne qui a bâti sa notoriété sans infrastructure de paiement, l'accès à la monétisation peut transformer une activité d'appoint en métier.

Ce que l'État y cherche

L'initiative s'inscrit dans le Plan national de développement 2026-2030, qui fait des activités numériques et des industries créatives un axe de croissance. L'enjeu dépasse Abidjan : l'essentiel de la valeur produite par les audiences africaines est encore encaissé hors du continent. Faire reconnaître un pays comme éligible à la monétisation, c'est obtenir qu'une part des revenus publicitaires générés par des publics africains revienne aux créateurs africains. Reste à connaître le calendrier précis et les seuils d'éligibilité, que Meta n'a pas encore rendus publics.

Cet article t'a plu ? Fais-le tourner.

Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone

Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.