Cuivre : BHP signe avec la Zambie et étend à l'Afrique sa course au métal rouge

Le premier groupe minier mondial, l'australien BHP, a annoncé le 2 octobre 2026 la signature d'un protocole d'accord avec le gouvernement zambien pour renforcer les capacités d'exploration minière du pays, rapporte l'Agence Ecofin. L'accord, encore soumis à la vérification des services de l'Attorney General au moment de son annonce, ne prévoit à ce stade aucune prise de participation dans un actif minier zambien.
Le texte porte sur le Geological Survey Department, l'organisme public chargé de la cartographie géologique. BHP doit l'aider à muscler ses moyens de forage et sa production de données minérales. Côté zambien, le dossier est suivi par le secrétaire permanent du ministère des Mines et du Développement minéral, Hapenga Kabeta ; côté BHP, par le directeur de l'exploration, Tim O'Connor.
Deuxième producteur africain de cuivre
La Zambie a extrait 890 346 tonnes de cuivre en 2025, ce qui en fait le deuxième producteur du continent derrière la République démocratique du Congo. Le pays est donc une cible logique pour un groupe qui cherche à sécuriser ses approvisionnements futurs : selon l'Agence Ecofin, il manquera plus de 2,5 millions de tonnes de cuivre à l'offre mondiale d'ici 2030, et le déficit pourrait atteindre 10 millions de tonnes sur la décennie. BHP a produit environ 2 millions de tonnes de cuivre en 2026, depuis le Pérou, le Chili et l'Australie.
Après le Botswana et l'Afrique du Sud
Le pari africain de BHP n'est pas nouveau. En mars 2025, le groupe s'est engagé à investir jusqu'à 25 millions de dollars sur huit ans dans l'exploration des projets Kitlanya Est et Kitlanya Ouest au Botswana, aux côtés de la junior Cobre Limited, avec à la clé une participation pouvant aller jusqu'à 75 %. Cobre avait été repérée via BHP Xplor, l'accélérateur de juniors minières du groupe, dont la promotion 2026 a retenu la sud-africaine Orion Minerals pour ses actifs de Prieska et d'Okiep.
Ce que l'Afrique doit surveiller
Ces accords restent, pour l'heure, au stade de l'évaluation géologique : aucune mine, aucune usine, aucun emploi industriel promis. Pour les pays de la ceinture de cuivre, l'enjeu n'est pas d'attirer les géants — ils viennent déjà — mais de négocier ce qui reste sur le sol africain quand le minerai part : la transformation locale, la formation des géologues nationaux et la propriété des données du sous-sol. La Zambie, qui a déjà vu passer plusieurs générations d'investisseurs étrangers sur son cuivre, est bien placée pour savoir que la coopération technique ne vaut que par les clauses qui l'accompagnent.
La suite dépendra du feu vert juridique zambien, puis des campagnes de forage qui diront si le sous-sol du pays justifie un engagement plus lourd de BHP.
Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone
Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.
