Djibouti : près de 4 000 réfugiés yéménites débarqués à Obock, une ville de 20 000 habitants

Près de 4 000 personnes fuyant les combats au Yémen ont traversé la mer Rouge en quelques jours pour débarquer à Obock, petite ville côtière du nord de Djibouti qui compte environ 20 000 habitants. Le coordonnateur résident des Nations unies à Djibouti, José Barahona, a décrit la situation le 14 octobre 2026, lors d'un point de presse tenu en visioconférence depuis New York.
La plupart de ces arrivants fuient les bombardements autour du port de Mokha, sur la côte ouest du Yémen, depuis une escalade intervenue il y a environ un mois. Plus de la moitié sont des enfants ; la majorité des autres sont des femmes. « C'est en train de devenir une tempête parfaite dans cette partie de Djibouti », a déclaré José Barahona.
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Obock n'avait pas les moyens d'absorber ce choc. Environ un quart de sa population locale se trouve déjà en insécurité alimentaire aiguë, selon l'ONU. La ville est par ailleurs l'un des principaux points de passage de la route migratoire de la Corne de l'Afrique : entre 250 000 et 300 000 personnes, venues pour l'essentiel des zones rurales d'Éthiopie, transitent chaque année par Djibouti, et beaucoup s'y retrouvent désormais bloquées.
Peu avant, le naufrage d'une embarcation surchargée transportant plus de 300 personnes au large de Djibouti avait coûté la vie à 139 migrants, tandis que 84 restaient portés disparus : plus de 200 personnes pourraient avoir péri, selon l'ONU.
Un pays de 1,1 million d'habitants en première ligne
Djibouti, qui compte 1,1 million d'habitants, accueille déjà quelque 35 000 réfugiés venus des pays voisins. « Il y a une limite à ce que Djibouti peut fournir », a prévenu le coordonnateur onusien. Sur le terrain, l'Organisation internationale pour les migrations distribue 1 500 repas chauds deux fois par jour et gère un centre d'accueil à Obock ; le Programme alimentaire mondial fournit l'aide alimentaire, l'UNICEF travaille sur l'approvisionnement en eau et le HCR appuie l'enregistrement des arrivants.
Le financement, lui, ne suit pas : sur environ 7 millions de dollars jugés nécessaires, 2,8 millions seulement sont confirmés, soit moins de la moitié. L'épisode illustre une constante des crises de la Corne : ce sont les pays les plus proches et les moins dotés qui portent la charge humaine, quand les engagements internationaux arrivent tard et partiellement. Les agences onusiennes disent attendre de nouvelles contributions pour tenir au-delà des prochaines semaines.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





