Ebola : 4 018 morts en RDC, MSF juge la transmission « hors de contrôle » au Nord-Kivu

Story Africa·7 octobre 2026·2 min de lecture
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La République démocratique du Congo a franchi le cap des 4 000 morts dans son épidémie d'Ebola, et Médecins sans frontières (MSF) a averti le 7 octobre 2026 que la maladie progresse désormais sans contrôle dans la province du Nord-Kivu, à l'est du pays.

Les chiffres de l'Institut national de santé publique (INSP), relayés le 2 octobre 2026 par Afrik.com, font état de 4 018 décès pour 8 300 cas confirmés, soit un taux de létalité de 48,4 %. Un malade sur deux meurt. À la même date, 2 162 personnes étaient déclarées guéries et 842 encore prises en charge. Sept provinces sont touchées : l'Ituri, foyer d'origine, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé, la Tshopo et le Sud-Ubangi. Déclarée le 15 mai 2026, c'est la 17e épidémie d'Ebola recensée en RDC et, de loin, la plus meurtrière.

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Le Nord-Kivu, nouveau cœur de l'épidémie

Selon Africanews, le Nord-Kivu concentre à lui seul près de 40 % des nouveaux cas confirmés dans le pays. Stephanie Hoffmann, coordinatrice du centre de traitement de MSF à Butembo, décrit une situation où « la transmission est hors de contrôle » et où le virus passe du centre-ville aux zones rurales. Toutes les zones de santé voisines de Butembo ont désormais signalé des cas confirmés.

Le chiffre le plus inquiétant est ailleurs : d'après MSF, environ 75 % des décès se produisent dans les communautés, chez des malades soignés à domicile par leurs proches, loin des centres de traitement. Chaque décès à domicile signifie une chaîne de contamination familiale et une absence totale de suivi des contacts. L'INSP évoquait déjà plus de 68 % de décès communautaires début octobre, ce qui conduit MSF à estimer que le bilan réel dépasse probablement les comptes officiels.

Un vaccin qui ne protège pas de cette souche

Cette épidémie est provoquée par le virus Bundibugyo, une souche rare. Le vaccin Ervebo, utilisé lors des précédentes flambées, est homologué contre la souche Zaïre : son efficacité contre Bundibugyo n'est pas établie chez l'humain, et une étude est en cours en RDC. Les équipes congolaises affrontent donc l'une des pires épidémies du continent sans l'outil qui avait fait la différence en 2018 et 2019.

À la défiance s'ajoute la violence : Africanews rapporte qu'un responsable politique de Butembo a été tué peu après une émission de radio de sensibilisation. Le Kenya a par ailleurs confirmé début octobre son premier cas importé, un homme mort à Nairobi au retour de RDC. L'épidémie n'est plus seulement congolaise : elle est régionale.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.