Ebola au Kenya : 28 contacts et 27 occupants d'un vol recherchés, aucun vaccin contre la souche Bundibugyo

Story Africa·10 octobre 2026·2 min de lecture
Partager WhatsApp FacebookXTelegram
Ebola au Kenya : 28 contacts et 27 occupants d'un vol recherchés, aucun vaccin contre la souche Bundibugyo
Photo : Vyneomondi · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le Kenya recherche les personnes approchées par son premier malade d'Ebola, mort à Nairobi. Ce Kényan, qui avait vécu plusieurs années en République démocratique du Congo, est tombé malade dans l'est du pays voisin avant de rejoindre la capitale kényane : la route de Beni à Kampala le 2 octobre 2026, puis un vol le lendemain, selon Al Jazeera. Capital FM situe son décès au 6 octobre, pendant son traitement à Nairobi, où les analyses ont confirmé une maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo.

28 contacts, 23 passagers et quatre membres d'équipage

Le plus lu du momentSanté : la Zambie signe 1,5 milliard de dollars avec Washington, le Zimbabwe et le Ghana refusent →

Les autorités ont identifié 28 contacts possibles, dont des proches et des soignants, et recherchent 23 passagers et quatre membres d'équipage du vol emprunté par le malade, rapporte Al Jazeera : le Jambojet JM8523 du samedi 3 octobre, précise Capital FM. Le ministère ougandais de la Santé indique que le voyageur présentait une température « normale » au contrôle de l'aéroport d'Entebbe ; les autorités kényanes estiment qu'il a pu prendre un médicament masquant ses symptômes.

Fausse alerte à Wajir

Dans le comté de Wajir, au nord-est, un patient hospitalisé à Habaswein a fait craindre un deuxième cas. Le Laboratoire national de virologie de santé publique de Nairobi a écarté Ebola : l'homme est atteint de paludisme et a été traité dans la soirée du 8 octobre, a annoncé le ministre de la Santé Aden Duale. Le gouverneur Ahmed Abdullahi a appelé les habitants au calme. Le 7 octobre, le ministre avait assuré que le pays ne connaissait pas d'épidémie généralisée.

Une souche africaine sans vaccin

La souche Bundibugyo a été détectée pour la première fois en Ouganda en 2007, selon l'Organisation mondiale de la santé, et les symptômes apparaissent de 2 à 21 jours après la contamination. Surtout, aucun vaccin ne protège contre elle : le vaccin disponible cible la souche Zaïre, celle de l'épidémie d'Afrique de l'Ouest de 2014-2016. Dix-neuf ans après son identification, la variante qui circule dans les Grands Lacs reste sans réponse vaccinale, et la riposte repose sur les seuls systèmes de santé du continent.

Le cas kényan prolonge l'épidémie déclarée en mai en RDC, partie de l'Ituri et désormais présente dans sept provinces : au moins 4 148 morts pour 8 300 cas signalés, selon Al Jazeera. Médecins sans frontières décrit une hausse « alarmante » au Nord-Kivu, où se concentrent 40 % des nouveaux cas. L'Ouganda, qui avait enregistré une vingtaine de cas, s'était déclaré exempt d'Ebola en juillet 2026.

L'OMS a livré environ 1 000 tests et 1 000 kits de protection aux comtés kényans les plus exposés, et le dépistage est maintenu aux points d'entrée. La surveillance des contacts court sur vingt et un jours : c'est d'ici là que le Kenya saura si la chaîne de transmission a été brisée à temps.

Cet article t'a plu ? Fais-le tourner.

Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone

Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.